ENSEIGNEMENT SECONDAIRE
§ 1er. Institution de jeunes gens de M. J -J. Relier
(Rue de Chevreuse, 4, quartier du Luxembourg).
Elle fut fondée en 1834, sous les auspices d'un grand nombre de familles protestantes, par MM. Valdemar Monod et J.-J. Keller. Ce dernier était alors depuis plusieurs années déjà sous-directeur de l'Institution de Fontenay-aux-Roses, ' . où une vingtaine de jeunes gens protestants faisaient leurs études. M. Valdemar Monod s'est retiré de l'Institution en 1836.
L'Institution prépare aux deux baccalauréats et aux Écoles centrale et polytechnique. Le3 élèves suivent les cours du lycée Saint-Louis depuis la sixième. Les classes inférieures se font dans l'Institution. Des répétiteurs spéciaux pour les langues et pour les sciences soutiennent le travail
des élèves qui suivent le lycée. Prix de la pension : de 15 à 1,800 francs.
Une école industrielle, placée sous la direction de M. J.-E. Keller fils, a été ajoutée à l'Institution. On y prépare les élèves pour le commerce et l'industrie.
$ 2. Institution Gaufrés
(Rue Puteaux, 8, boulevard des Batignolles).
Cette Institution a été fondée en 1843 par M. Beigbéder comme établissement primaire. Devenue secondaire en 1851, sous le nom d'Institution Duplessis-Mornay, elle est sous la direction de M. Gaufrés depuis 1857. Elle prépare aux deux baccalauréats et aux Écoles centrale, polytechnique et normale.
Le prix de la pension est de 2,000 francs pour les dix mois de l'année scolaire.
Il se paye par tiers et d'avance, au commencement des mois d'octobre, janvier et avril. Uniterme commencé est dû en entier.
Ce prix comprend les répétitions ordinaires du lycée, sauf celles de sciences dans les hautes classes.
La rétribution du lycée reste à la charge des familles.
Les cours préparatoires au baccalauréat, également payés à part, sont comptés à raison de 50 francs par mois pour les élèves internes, de 100 francs pour les autres.
La sortie d'un élève doit être annoncée au moins un mois avant la fin du terme courant, c'est-à-dire avant le 1er mars, le 1er septembre ou le lôr décembre, sinon les parents payent en entier le terme suivant.
§ 3. École alsacienne
(Avenue Vavin, 3, quartier du Luxembourg).
Elle fut fondée en 1873 par une réunion de pères de famille, sous la direction de MM. Friedel et Ph. de Clermont. D'abord simple école primaire, elle est aujourd'hui un établissement secondaire où les élèves font des études complètes et se préparent aux baccalauréats et aux grandes écoles. Les vieilles méthodes de l'université y ont été remplacées par les méthodes depuis longtemps en usage en Allemagne et en Suisse. L'enseignement par les choses, la langue maternelle mise à la base de la culture intellectuelle conjointement avec l'étude d'une langue vivante, le latin commencé à douze ans seulement et appris surtout par la lecture des auteurs, la suppression de l'internat, une grande place donnée à la gymnastique, des promenades instructives et régulières dans Paris et ses environs, caractérisent l'essai nouveau d'instruction rationnelle entrepris par l'École alsacienne.
Personnel enseignant.
MM. F. Rieder, agrégé des lettres, directeur, professeur de la division classique.
Moireau, agrégé des lettres, professeur de troisième.
Gabriel Monod, agrégé d'histoire, professeur d'histoire.
MM. Marty, licencié ès lettres, professeur adjoint de la division classique.
Patin, licencié ès sciences , professeur de sciences physiques et mathématiques.
Y. Humbert, licencié ès lettres, professeur d'allemand et de géographie.
Brseunig, instituteur, sous-directeur, professeur de la division élémentaire.
Renaud, instituteur, professeur adjoint de la division élémentaire.
Baron, ofûcier d'académie, professeur de dessin.
Pascaud, professeur de gymnastique.
(Les élèves sont conduits au gymnase, 59, rue de Vaugirard.)
Comité d'études.
MM. Bréal, professeur au Collège de France.
Ph. de Clermont, sous-directeur à l'École des
hautes études.
Friedel, maître de conférences à l'École normale supérieure.
Faste! de Coulanges, maître de conférences à l'École
normale supérieure.
Gautier, professeur agrégé de la Faculté de médecine
de Paris.
Gruner, inspecteur général des mines.
Paul Janet, membre de l'Institut, professeur de philosophie à la Faculté des lettres de Paris.
Levasseur, membre de l'Institut, professeur au Collège de France.
Léser, ancien professeur au gymnase de Strasbourg.
Georges Masson, libraire-éditeur.
Moireau, professeur agrégé de l'Université.
Gabriel Monod, directeur adjoint à l'École des hautes études.
A. Parran, ingénieur des mines.
De Quatrefages, membre de l'Institut, professeur au Muséum.
MM. Schutzenberger , directeur à l'École des hautes études.
Templier, de la maison Hachette et O.
Wurtz, membre de l'Institut, ex-doyen de la Faculté, de médecine.
L'École est constituée, au point de vue financier, en société anonyme à capital variable.
Siège social : avenue Vavin, 3.
Il n'y a point d'internat proprement dit. Un certain nombre d'élèves peuvent être reçus dans les familles du directeur, du sous-directeur et des professeurs qui seront attachés successivement à l'école. Les élèves trop éloignés pour retourner chez eux entre les classes du matin et celles du soir, peuvent rester à l'école sous la surveillance de leurs professeurs, à titre de demi-pensionnaires.
Les prix des cours de l'école, y compris le chant, le dessin, la gymnastique, les études et conférences, sont ainsi fixés et payables d'avance : trois dixièmes le lep octobre, trois dixièmes le 1er janvier, quatre dixièmes le Ier avril.
Externat :
Division élémentaire : 400 fr. par an ;
Division classique : j °|a88es de 8™»™™' ™ ^ ~ ^ ( Classes supérieures, 600 fr. —
Élèves reçus en famille :
Au-dessus de douze ans, 2,500 francs ;
Au-dessous de douze ans, 2,000 francs;
plus le prix de l'externat.
Demi-pensionnaires : 40 francs par mois, outre le prix de l'externat.
§ 4. Institution protestante de jeunes gens de M. Neaud
(Rue du Port-Saint-Ouen, 22, Batignolles-Paris).
i° Instruction primaire : Lecture, écriture, histoire sainte/ langue française, géographie, histoire ancienne, histoire moderne, dessin linéaire, mathématiques (arithmétique, géométrie, algèbre), notions de physique, de chimie, d'histoire naturelle, tenue des livres.
2° Instruction secondaire : Programme complet des deux baccalauréats.
Le prix de la pension est de 600 francs pour les élèves qui font des études primaires supérieures et qui sont âgés de moins de douze ans, et de 800 francs au-dessus de cet âge, en outre, 30 francs, payables en entrant pour la ' literie. ^
Les élèves qui font les études classiques payent 100 fr. en sus jusqu'en quatrième, et, à partir de la quatrième, 200 francs.
Ceux qui désirent suivre les cours du lycée en payent l'externat.
Les branches supplémentaires, telles que les langues , vivantes, la musique, le dessin, se payent à part.
La pension est payable par dixièmes et d'avance, savoir : 3/10 1er octobre, 3/10 1er janvier, 3/10 1er avril, 1/10 1er juillet. Tout trimestre commencé est dû en entier.
La sortie des élèves a lieu le premier dimanche de chaque mois, pour ceux dont les parents habitent Paris, ou qui y ont des correspondants. Une demi-sortie peut être • accordée le troisième dimanche.
Matières enseignées, .
Conditions,
§ 5. Institution de jeunes filles de Madame BaMn-Thiébaut
(Quai de la Râpée, 58).
Cette institution a été fondée en 1830 par Madame Thiébaut.
Les différentes branches de Tins traction donnée dans rétablissement sont :
Pour les lettres : la langue française, la langue allemande, la langue anglaise^ la littérature, l'histoire, la chronologie mnémonisée, d'après la méthode d'Aimé- Paris ;
Pour les sciences : l'arithmétique, la géographie, la cosmographie, l'histoire naturelle, la physique, la chimie.
Pour les arts : le dessin, la musique (solfège, chant, piano, harmonium), la danse et la gymnastique.
Des promenades instructives ont lieu chaque semaine; les élèves sont conduites dans les musées, les grandes manufactures, les principaux monuments de la capitale.
Le prix de la pension est de 800 francs pour les élevés au-dessous de quinze ans, et de 900 francs pour les élèves plus âgées.
Les arts d'agrément et les langues étrangères sont payés à part.
§ 6. Maison d'éducation de Mesdames Flamant et Letalle
(Rue Truffaut, 66 et 68, Batignolles-Paris).
Cette maison a été fondée en 1866.
L'enseignement général comprend :
L'instruction religieuse, la lecture à haute voix, l'éçri- .
ture, l'arithmétique, la langue française, la géographie, a cosmographie, l'histoire, la tenue des livres, les éléments de la littérature et des sciences naturelles.
Les leçons d'anglais, d'italien , d'allemand, de dessin, de chant, de solfège et de piano sont données par de bons professeurs, à des prix modérés.
Le prix de la pension se traite de gré à gré, suivant l'âge des élèves, et varie de 600 à D00 francs pour l'année scolaire. Il se paye d'avance par dixièmes, savoir : trois dixièmes pour chacun des trois premiers trimestres, et un dixième pour le quatrième trimestre.
§ 7. Institution de jeunes filles de Mesdemoiselles Fleur
(Rue de Savoie, 13).
Cours préparatoire aux examens tous les jours, excepté le jeudi, de une heure à cinq heures. Prix : 25 francs par mois.
Cours intermédiaire, mômes jours et mêmes heures. Prix : 20 francs par mois.
Cours élémentaire pour les enfants de cinq à huit ans, tous les jours de neuf heures à midi, excepté le jeudi. Prix : 20 francs par mois.
Cours d'allemand, d'anglais, de dessiyi, de peinture, de solfège, de piano, iï harmonie.
Mademoiselle Fleur reçoit un petit nombre de pensionnaires qui jouissent de la vie de famille et de tous les avantages d'une bonne éducation chrétienne. Prix de la pension : 1,200 francs pour les élèves au-dessous de quinze ans et 1,500 francs au-dessus de cet âge.
§ 8. Pensionnat protestant de Mesdemoiselles Fray
(Rue Boulainvilliers, 43, à Passy).
Après avoir dirigé pendant vingt ans l'œuvre scolaire du quartier Saint-Marcel, Mademoiselle Émilie Fray a fondé en 1873, avec le concours de sa sœur, un pensionnat où le nombre restreint des élèves permet de leur donner les plus grands soins.
Enseignement complet Préparation aux examens.
Cours de dessin, de piano , de langues étrangères, de gymnastique.
Prix de la pension : 1,000 francs.
Professeur de littérature française : M. Sabatier, ancien professeur à la Faculté de théologie de Strasbourg,
§ 9. Pensionnat de jeunes filles de Madame Gay-Greisseil
(Boulevard Bineau, 57, à Neuilly-sur-Seine).
Enseignement secondaire complet. Préparation aux examens.
Leçons de piano, de solfège, de littérature, de mathématiques, d'allemand, de sciences naturelles, par des professeurs spéciaux.
Le prix de la pension e9t de 1,200 à 1,500 francs par an pour les élèves françaises, — - de 1,500 à 2,000 francs pour % les étrangères.
§ 10. Éducation de famille dirigée par Mademoiselle Cleisz
(Rue de la Tour, 70, Paris-Passy).
Mademoiselle Cleisz reçoit chez elle un nombre limité d'élèves auxquelles elle offre tous les avantages de la vie de famille et d'une bonne éducation toute chrétienne.
L'expérience qu'elle a acquise, tant en France qu'en Allemagne, où elle a dirigé pendant trois ans les cours de langue française dans une école du gouvernement, lui permet d'appliquer dans l'enseignement les meilleures méthodes des deux pays.
Les soins matériels sont l'objet d'une surveillance particulière de Madame Cleisz, qui ne néglige aucun soin pour assurer la santé et le bienêtre des élèves.
La musique, sous la direction de MU6 Wûrth, comprend les leçons de piano, de chant et d'harmonie.
Le prix de la pension est de 1,500 francs ou 60 livres pour l'année scolaire, et 2,000 francs ou 80 livres, la musique comprise.
§ 11. Maison d'éducation de Mesdames Byse et Ellaby
(Boulevard Malesherbes, 101, parc Monceaux).
Mesdames Ellaby et Byse reçoivent quelques jeunes filles qui trouvent dans leur maison les avantages combinés de la vie de famille et d'une
éducation supérieure et complète. La maison a été fondée en 1867.
Cours d'instruction générale en français, anglais et allemand.
Préparation aux examens.
Professeurs de premier ordre. Pour la littérature fran* çaise, M. Sabatier; musique, chant et accompagnement, MM. deBérioh-Jeltsch, — Emile-Louis Montardon ; dessin, M. Tremblay et M>eMidy; italien, M. de Marcatti; danse, Mme Cellarius. Leçons de latin.
Prix de la pension : pour les élèves au-dessous de douze ans, 2,500 francs (100 guinées); — pour les élèves audessus de douze ans, 3,000 francs (120 guinées).
§ 12. Maison d'éducation protestante pour jeunes étrangères, de Mademoiselle Demmler
(Villa Héran, 85, rue de la Pompe, Passy-Paris).
Ce pensionnat est exclusivement établi en vue des jeunes filles anglaises ou américaines.
S 13. Pensionnât protestant de jeunes filles de Mademoiselle Demmler
(Grande-Rue, 6, à Bourg-la-Reine, Seine).
Le Pensionnat, protestant de BourgJa-Reine a été fondé en 1875 dans le but de mettre à la portée d'un aussi grand nombre de familles protestantes que possible une éducation sérieusement évangélique, et une instruction solide et pratique, plutôt que brillante. Le prix de la pension a été abaissé autant qu'il a été possible de le faire, en ne perdant pas de vue les exigences d'un entre-
tien sain et fortifiant, et les nécessités d'un enseignement complet et supérieur. Aux branches usuelles des études sont jointes l'étude de la langue allemande et de la langue anglaise; la calligraphie et la tenue des livres sont l'objet d'une attention particulière; pour les jeunes filles qui se préparent à l'enseignement, il y a des cours spéciaux de pédagogie et de préparation aux examens. Les jeunes filles devront aussi s'occuper, sans nuire à leurs études, de tous les soins de ménage et d'intérieur; les vêtements d'uniforme et le linge sont confectionnés et entretenus dans la maison, et avec leur concours.
Le prix de la pension est de 800 francs par an, payables d'avance et en trois termes proportionnels, les 1er octobre, janvier et avril.
L'année scolaire commence le lep octobre et finit le 15 août. Les vacances ne peuvent être passées dans la maison, à moins d'un arrangement particulier.
Les arts d'agrément (piano et dessin) ainsi que le blanchissage et les frais de papeterie, ne sont pas compris dans le prix de la pension.
Le départ d'une élève doit être annoncé au moment du payement de son dernier trimestre, faute de quoi, un demi -trimestre en plus serait exigible. Les élèves ne sortent qu'une fois par mois ; les visites ne sont reçues qu'une fois par semaine.
Pour ceux des parents dont la position de fortune nécessiterait une réduction, et sur la recommandation motivée d'un pasteur, le prix de la pension sera réduit de 100 francs pour la seconde et de 200 francs pour la troisième année ; il demeurera fixé à 600 francs pour toutes les années consécutives du séjour de l'élève dans la maison.
Conditions.