‹ Paris protestant. Ses églises, ses pasteurs, ses corps constitués, ses lieux de culte, ses diaconats, ses écoles, ses institutions de charité, ses sociétés religieuses, ses journaux. Renseignements historiques et statistiques completsChapitre 99 sur 120 · Répressif · texte numérisé non relu

Répressif

Comme établissement répressif, il est ouvert à tous les enfants protestants âgés de moins de seize ans, acquittés

par les tribunaux, comme ayant agi sans discernement, mais soumis à être enfermés dans une maison de correction pour un certain nombre d'années.

La communion dans laquelle le jeune détenu a reçu le baptême détermine celle à laquelle il appartient jusqu'à l'époque de sa libération.

En conséquence, il est envoyé par l'administration dans un établissement de sa communion, avec le gré, sans le gré, ou même, le cas échéant, contre le gré de ses parents.

S'il s'agit d'un enfant protestant confié par erreur, n'importe à quelle date, à un établissement du culte catholique, il suffit de signaler le cas au conseil d'administration pour que celui-ci prenne l'affaire en main et la poursuive jusqu'à ce qu'elle ait abouti.

S'il y a doute sur sa qualité de protestant, le Conseil en fait preuve en joignant l'extrait de baptême du jeune détenu à l'appui de sa réclamation. Armé de cette pièce, le Conseil obtient toujours le transfèrement à la Colonie.

Pour empêcher toute erreur de se produire, il importe que, dès qu'un enfant protestant a subi un jugement, le Conseil en soit averti par' sa famille ou par le pasteur de la localité.

Tout enfant vicieux n'ayant pas subi de jugement peut être admis dans la Colonie aux conditipns suivantes :

\° Être âgé de moins de seize ans.

2° Avoir commis, à diverses reprises, des actes qui le placeraient sous le coup de la loi, s'ils étaient déférés aux. * tribunaux.

3° Fournir :

a) La pension entière qui est de 300 francs ou tout au moins en cas de ressources insuffisantes de la part de la famille, la demi-pension de 150 francs. (Le Conseil se réservant l'appréciation des cas et la liberté d'accorder ou de refuser la demi-bourse, selon la situation financière de l'œuvre.)

b) Un trousseau de 80 francs payé au moment de l'entrée de l'enfant pour tout le temps qu'il restera à la Colonie. „

. II. Préventif.

4° Adresser au Conseil d'administration, à Paris, une demande d'admission accompagnée des pièces suivantes :

a) Engagement dûment légalisé par lequel les parents, tuteurs ou protecteurs déclarent qu'ils remettent l'enfant aux soins du directeur de la Colonie et promettent dé payer la pension par trimestre et d'avance, pour tout le temps qu'il jugera nécessaire de le garder dans l'intérêt de sa moralité.

b) Certificat du médecin attestant que l'enfant n'est atteint d'aucune affection contagieuse, ni d'aucune maladie qui l'empêche de travailler et qu'il a été vacciné,

5° Frais de voyage d'aller et retour à la charge des parents ou protecteurs.

Adresser les renseignements et les demandes d'admission à M. le pasteur I. Armand-Delille, secrétaire du Conseil* rue Portalis, 7 (boulevard Malesherbes),

Recettes et dépenses de la Colonie pendant le dernier exercice.

Recettes.

L'encaisse au 1er avril 1874 était de ... . 4,799 86

Les dons et souscriptions se sont élevés à . . 9,253 85

Les pensions et bourses payées à la Colonie, à 1 ,525 »

Le remboursement des frais de voyage, à . . 1,185 » L'État nous a versé pour journées de présence

des colons 19,698 75

Les journées de travail chez les propriétaires

voisins nous ont procuré une somme de. . 4,359 30

Nos produits agricoles 13,539 05

Le travail des ateliers 4 1,967 85

Les recettes diverses 427 85

Total , . 56,756 51

Dépenses.

Les frais généraux, qui comprennent le traitement du directeur et des divers agents, se sont élevés à 18,668 il

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Le» fraia cte voyage des colons, à. . . . . 4,233 9i>

La nourriture a coûté 19,141 72

L'entretien . 6,197 tij

Nous avons dépensé pour meubles divers et ustensiles de cave 1,613 1 "■

Pour les ateliers 182 7^

Pour l'agriculture 2,020 »

En constructions et réparations 548

Pour récole et la bibliothèque 200 0:>

En récompenses aux colons. 930 ifi

Le service de santé a coûté 357 65

Nous avons payé pour intérêts de sommes

dues 167 ?r>

Et pour huit mois de la pension de M, Martin

ancien directeur 2,000

Il nous reste en caisse 3,496 7 s

Total égal 56,756 ftl

Dette ancienne 21,216 &î

§ 2. Société du Sou protestant pour l'avancement du règne de Dieu.

Cette Société fut fondée en 1846, à Paris, par M. Gabriel Eynard, de Genève, mort en 1863. Le but de cette Société est de provoquer une infinité de petites collectes d un sou par semaine, de les recueillir par ses agents et d'en faire la répartition entre les œuvres de bienfaisance ou d'évangélisation. De 1859 à 1862, la Société a réparti de 17 à 18,000 francs chaque année, entre diverses œuvres chrétiennes ayant au moins trois années d'existence, condition de rigueur.

Depuis quelques années, la Société place dar^

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