‹ Paris ridicule et burlesque au dix-septième siècle (volume 2)Chapitre 133 sur 159 · LE PATISSIER · texte numérisé non relu

LE PATISSIER

Et, moi, pour un tas de friands, Pour Gauthier, Guillaume et Michaud, Tous les matins je vais crians :

EchaudeZj gastcaux, j)^stez chaud !

LE CROCIIETEUR.

Je crie : Cotcrcts, bourées, bûches !

Aucune fois : Fagots^ ou falourdcs !

Quand vois que point on ne me liuchc, Je dis : Achetez femmes lourdes !

l'oublieux 2.

Et, moi, qui suis Oublieux, Portant oublie à la saison, Pas ne dois estre oublieux.

Car j'en suis, c'est bien la raison.

' chez les anciens, le roi du festin se couronnait de fleurs. Il paraît, d'après ce passage, que le roi de la fève, aux festins qui avaient lieu la veille des Rois, portait également une couronne, qui rappelait ainsi un antique usage du paganisme. Voy. ci-après la Dépense de Paris en Chapeaux de fleurs.

- Voy. dans le Traité de la Police, pai- de La Mare, les règlements sur les oublayers. Nos ancêtres étaient trèsfriands d'oubliés, et le métier d'oublieux est tout à fait

LES CniS DE PARIS. 3î)3

LE CHASTREUX *.

Moi, Ghastreux, je ne crie guère :

Je ne veux que jouer prompicment, Car, (le crier, ne m'en chaut guère ; Je ne veux que mon instrument.

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