‹ Paris ridicule et burlesque au dix-septième siècle (volume 2)Chapitre 30 sur 159 · LA PLACE DU CARROUSEL · texte numérisé non relu

LA PLACE DU CARROUSEL

Cirque de bois à cinq croizées, Barbouillé d'azur et d'orpin, Amphithéâtre de sapin,

' Le jardin des Tuileries, bien différent de ce qu'il est aujourd'hui, n'avait pas une étendue aussi considéjable et se trouvait séparé du château de Catherine de Médicls par une rue qui régnait le long du palais et venait aboutir près du Pont-Hoyal. Il avait été, dans l'origine, orné de fontaines, de statues et de rocailles, par Bernard de Palissy ; mais il était alors fort négligé, quoiqu'on y vit encore un étang, un bois, une volière, une orangerie, des parterres, un écho et un labyrinthe. Le roi n'y venait jamais, et l'on ne se souciait pas de faire des dépenses pour l'entretien de ce jardin abandonné. Yoy. dans l'œuvre de Silvestre, décrit par M. Faucheux (p. 94, 98, 177 et 179 de son Catalogue), plusieurs estampes qui représentent l'état de ce jardin en 1660.

- Cette strophe manque dans lu réimpression de 1713.

ou PARIS RIDICULE. 43

Fantôme entre les Colizées*,

Manège de Pantagruel -,

Belle place du Carrouzel^,

Faite en forme d'huistre à l'escaille :

Quoy qu'on en dise, on vous voit là^;

Un habit de pierre de taille

Vous sieroit mieux que celui-là.

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