PORT-ROYAL ET JANSENISTES
La Chaloupe est bien arriv(5e ; De la façon que je voy tout, Nous ne tomberons que debout Sur quelque nouvelle corvée; Cette tanniere de Renards i, Qui semble envier nos regards, A. d'abord ce qu'elle pourchasse :
Les Gens qui la font tant priser
» Port-RoyaL C'étoit une Abbaye de religieuses de l'ordre de Cîteaux, Elle fut transférée à Paris environ l'an 1625, sous les auspices de la reine Anne d'Autriche, par l'abLesse de ce tems-là qui étoit de la famille d'Arnaud, et dont la mère avoit acheté la maison et le jardin au fauxbourg S. Jacques, là oii est à présent Port-Royal. Cette mère y fut religieuse avec ses six filles, et, comme les filles avoient abandonné le Port- Royal des Champs, deux petits-fils de cette dame Arnaud, nommés Le Maître, s'y retirèrent : Mr. Arnaud d'Andilly les suivit en 1644; ensuite le fameux Arnaud, docteur de Sorbonne, et plusieurs autres grands hommes. Us défendoient la doctrine de Jansénius, évoque d'Ypres, aussi bien que le célèbre Jean du Verger, abbé de S. Cyran, qu'on peut nommer le patriarche des Jansénistes. Ces Messieurs donnèrent plusieurs beaux ouvrages au public, qui sont tous fort estiir.és. Ils eurent une guerre continuelle avec les Jésuites qu'ils raenoient tambour battant, de sorte que les bons enfans de Loyola furent obligés d employer leur toute-puissance pour faire dissiper par l'autorité du Roi les assemblées des Jansénistes, défendre leurs Ecoles, et les chasser de Port-Royal. Le point de controverse étoit sur la doctrine de la Grâce. Cet article a toCijours été une pierre d'achopement dans l'Eglise. Du tems de s. Augustin, les Pélagiens y échouèrent. Ceux qui vouloient trouver un milieu dans ces disputes furent taxés de Semipélagianisme. Les différends au sujet de la Grâce entre les Dominicains et les Jésuites ne sont pas encore tout à fait vidés, pour ne pas parler de ceux qui subsistent encore entre les Protestans sur ce même point. (De Bl.)
ou PARIS RIDICULE. 107
Font tout avecque tant de Grâce, Qu'on ne leur en peut refuser i .