LES GALANTERIES DU PALAIS
Et puis, entrons dans le Palais^, Où nous verrous que Rabelais N'a point dit tant de railleries, Qu'il s'y fait de friponneries :
Nous y verrons de fins trompeurs, D'illustrissimes affronteurs.
Allons y voir la grande presse Des gens, allans, venans sans cesse, Qu'on y voit presque tous les jours : Là, les courretières d'amours Font mille tours de passe-passe.
Le mal s'y fait de bonne grâce :
Les plus sages y sont trompez.
J'en sçay qui furent attrapez, Allans, un jour, par raillerie, Faire un tour de la Gallerie Du Palais-, où l'on fait ces coups.
« Çà, Monseu, qu'accliepterez-vous?
Dit une belle libraircsse.
Venez voir une belle pièce, Les Heroyncs de Du Bosc 3?
' Voy. ci-dessus Paris ridicule, n»^ lv, lvi, lvii, et les notes.
- Pierre Corneille a fait, en 1634, une comédie qui porte ce titre, parce que c'est le lieu de la scène. Cette galerie, qui a subsisté, bien dégénérée de son ancienne splendeur, jusqu'en 1832, se nommait aussi la Galerie marcliande.
3 Cet ouvrage, intitulé : les Femmes héroïques comparées