‹ Paris ridicule et burlesque au dix-septième siècle (volume 2)Chapitre 92 sur 159 · LES VENDEUSES DE MARÉE · texte numérisé non relu

LES VENDEUSES DE MARÉE

Allons, laissons ces Harangeuses;

Voyons ces autres revendeuses :

En passant de l'autre costé,

Nous verrons quelque nouveauté.

« Approchez-vous, dame Nicole?

Dit Tune; voyez une sole,

De grands brochets, de beaux barbeaux,

Des anguilles et des carpeaux.

Venez donc : voicy de la tanche.

De la morue toute blanche,

Des excellens macquereaux frais ;

J'ay des grenouilles de marais.

De belle carpe toute fresche :

On la vient sortir de la pesche.

Ça, venez donc, venez, prenez !

Escoutez, Madame, tenez.

Si vous voulez de la lamproye.

J'ai la plus belle qui se voye.

Icy vous pouvez achepter,

Sans vous amuser à trotter :

Ma marchandise vaut une autre. «

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