‹ Paris ridicule et burlesque au dix-septième siècle (volume 3)Chapitre 66 sur 120 · LES HAQUETS DES PLASTRIERS DE LA RUE SAINCT-MARTIN · texte numérisé non relu

LES HAQUETS DES PLASTRIERS DE LA RUE SAINCT-MARTIN

Mais, afin que nostre voyage Nous satisfasse davantage, Prenons les sentiers détournez,

* L'église de Saint-Laurent, érigée en paroisse sous Philippe- Auguste, fut rebâtie presque entièrement en 1595 : les travaux continuèrent jusqu'en i&li. Cette église, dont nous avons une Vue dessinée par Israël Silvestre, vers 1650, était alors à peu près telle que nous la voyons aujourd'hui.

- L'auteur veut parler des plâtriers du faubourg et non de la ;«e Saint-Martin. C'est, en elfet, vers le faubourg, que s'acheminent les deux amis, puisqu'ils vont à la foire Saint-Laurent. Dans le haut de ce faubourg, il y avait des plâtrières en assez grand nombre, notamment aux environs de l'hôpital Saint-Louis. La butte qui portait le gibet de Montfaucon était elle-même exploitée comme plâtrière, à la (in ^lu seizième siècle. (A. B.)

De peur que nous n ayons au nez La poussière blanche du piastre, Dont peu de monde est idolâtre, (]hose incommode en ce chemin Du long quartier de Sainct Martin, Car on l'avale toute crue, D'un bout à l'autre de la rue.

Ce n'est pas cstre limesourt * De sçâvoir prendre le plus court :

Déjà tu vois de cette sorte Que nous approchons de la Porte.

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