‹ Paris ridicule et burlesque au dix-septième siècle (volume 3)Chapitre 91 sur 120 · LE PATISSIER · texte numérisé non relu

LE PATISSIER

Et, moi, pour un tas de friands.

Pour Gauthier, Guillamne et Micliaud, Tous les matins je vais crians :

Echaiidez, gasteanx, pastez chaud !

LE CROCHETEDR.

Je crie : Coterels, bourées, bûches ! Aucune fois : Fagots, ou falourdes!

Quand vois que point on ne me huclie, Je dis : Achetez- feinmes lourdes!

l'oublieux-.

Et, moi, qui suis Oublieux, Portant oublie à la saison, Pas ne dois estre oublieux, Car j'en suis, c'est bien la raison.

* Chez les anciens, le roi du festin se couronnait de fleurs. IJ paraît, d'après ce passage, que le roi de la fève, aux festins qui avaient lieu la veille des Rois, portait également une couronne, qui rappelait ainsi uu antique usage du paganisme. Voy. ci-après la Dépense de Paris en Chapeaux de fleurs.

- Voy. dans le Traité de la Police, par de La Mare, les règlements sur les oublayers. Nos ancêtres étaient très-friands d'oubliés, et le métier d'oublieux est tout à lait tombé, depuis qu'il n'est plu» exercé que par les marchandes dt- phù^ir. qui crient : Vo'lù le filai' V /•, mesdames !

LE8CBISDEPARIS. 30î

LE CHASTREUX*.

iMoi, Chaslrcux, je ne crie guère :

Je ne veux que jouer promptemenl, <]ar, de crier, ne m'en chaut guère Je ne veux que mon instrument.

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