THEATRE DE MARIONNETTES
Remarque un peu dans cette rue, Sur ce théâtre, deux coquins, Yestus comme des harlequins 2 ,
de cette foire, de 1702 à 1743 (III e classe, n OB 271, 291, 381)- (A. B.) — On sait seulement que le Champ de foire, après avoir été transporté en différents endroits, fut enfin établi d'une manière fixe, en 1662, sur le terrain où nous avons encore vu les vestiges de cette foire célèbre. L'hôpital de Saint-Lazare, auquel appartenait le privilège de la foire Saint- Laurent, lui avait consacré cinq arpents entourés de murs, plantés d'arbres et remplis de maisons ou plutôt de baraques, qui n'eurent plus rien à craindre ni des attaques des voleurs ni des prétentions arbitraires des sergents du Châtelet. Cette foire a subsisté jusqu'à la Révolution.
> M. Charles Magnin, dans sa curieuse et savante Histoire des Marionnettes, a réuni tout ce qu'il a pu recueillir de particularités et de documents sur ces théâtres d'automates ; il n'a pas oublié celui de la foire Saint-Laurent et ses comcdiens de bois, qui existaient encore, il y aune quarantaine d'années, enfermés dans des caisses ait fond du grenier de leur ancienne salle de spectacle. Nous ne savons pas ce que sont devenues ces marionnettes.
* On vit paraître pour la première fois l'Arlequin ou plutôt HarUquin italien dan* les ©-allets de cour dansés sou
Avec trois guenilles de linge, Qui font sauter un pauvre singe, Et grimper dessus un baston, Afin de gaigner le teston 1 ?
On entre dedans leurs logettes Pour y voir des Marionnettes, Et cependant que Ton est là, Longtemps droit comme un quinola, Attendant que le jeu commence, Empressé de l'un qui s'avance, D'un autre qui pousse et veut voir, Sans pour aucun respect avoir.