LE CROCHETEUR
Je crie : Coterets, boutées, bûches !
Aucune fois : Fagots, ou faUmrdes !
Quand vois que point on ne me huche, Je dis : Achetez femmes lourdes!
l'oublieux 2 .
Et, moi, qui suis Oublieux, Portant oublie à la saison, Pas ne dois estre oublieux, Car j'en suis, c'est bien la raison.
1 Chez les anciens, le rot du festin se couronnait de fleurs. Il paraît, d'après ce passage, que le rot* de la fève, aux festins qui avaient lieu la veille des Rois, portait également une couronne, qui rappelait ainsi un antique usage du paganisme. Voy. ci-après la Dépense de Paris en Chapeaux de fleure.
2 Voy. dans le Traité de la Police, par de La Mare, les règlements sur les oublayert. Nos ancêtres étaient trèsfriands d'oubliés, et le métier d'oublieux est tout à fait
LE CHASTREUX *.
Moi, Chastreux, je ne crie guère :
Je ne veux que jouer promptement, Car, de crier, ne m'en chaut guère ; Je ne veux que mon instrument.