‹ Paris ridicule et burlesque au dix-septième siècle (volume 4)Chapitre 41 sur 161 · LE CLOCHER DE LA SAINTE-CHAPELLE · texte numérisé non relu

LE CLOCHER DE LA SAINTE-CHAPELLE

Il ne faut pas, Muse ma mie, Demeurer en si beau chemin ; Sus donc, le rasoir à la main, Poursuivons nostre anatomie ^ . .

Hé bien, maintenant, le vois-tu, Ce grand vilain clocher pointu, Qui fa tant donné dans la veuê?

Vois comme il reluit au soleil Et comme il rit dedans la nuë D'estre comme luy sans pareil 4 ?

1 II y a, sur le quai des Morfondus, qui fait un des côtés de ce triangle, quantité de vendeurs d'instrumens de Mathématiques, de Lunettes d'approche, de Cartes géographiques, de Plans de forteresse. Comme il n'y pas fort grande presse dans leurs boutiques, on a appelle ce quai le Quai des Morfondus. (De Bl.)

3 II existe une vue de la Sainte-Chapelle et de la Chambre des Comptes, dessinée et gravée, à cette époque, par Israël Silvestre; le dessin original, plus grand que la gravure, se trouve dans la collection Sauvageot au Louvre. Voy. le Catalogue, etc., de M. Faucheux, p. 170.)

3 Les dix vers suivants manquent dans la réimpression de

4 L'ancien clocher, qu'on regardait comme une merveille de l'art, avait été détruit par un incendie en -1630. Celui qu'on reconstruisit alors, et dont Claude Le Petit parle ici avec assez peu d'estime, fut démoli à l'époque de la Révolution, parce qu'il menaçait ruine. On l'a rétabli d'après le modèle du clocher primitif.

Que dis-tu de cet obélisque.

Qui prend plaisir à se courber, Et qui lait semblant de tomber, Pour n'en point tant courir de risque?

Mais qui Diable a mandé ces Foux?

Chacun s'attroupe autour de nous, Et l'autre regarde au visage . . .

Sautons ces Devrez i en trois sauts :

Si nous restons là davantage, On nous prendra pour des Badauts 2 .

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