‹ Paris ridicule et burlesque au dix-septième siècle (volume 4)Chapitre 45 sur 161 · NOSTRE-DAME · texte numérisé non relu

NOSTRE-DAME

Voila la Métropolitaine,

D'an costé tous voyez l'édifice admirable Où la Mère de Dieu reçoit nostre oraison; Plus loin vous descouvrez l'Hospital charitable Où les membres de Dieu cherchent leur guerison.

1 On peut juger de l'horrible aspect de Cet hôpital au dixseptième siècle, par le tableau qu'en fait le Rapport présenté au Conseil général des hospices, en 1816. (Voy. Y Histoire de Parvt, par Dulaure, 2 e édit., t. Il, p. 489 et suiv.) Non seulement il y avait cinq ou six personnes des deux sexes dans chaque lit, mais encore beaucoup de malades étaient couchés sur la paille et entassés dans des salles pestilentielles, sans linge et sans médicament.

2 On reçoit dans cet Hôpital toutes sortes de malades, et même de pauvres femmes débauchées prêtes d'accoucher I (De Bl.)

3 Nous croyons qu'il faut lire : vesne, au lieu de peine ; le vieux mot vesne était synonyme de vesse.

Variante de la réimpression de 1713 :

Je croy que' quelqu'un a vessi.

A L'église de Notre-Dame n'a pas beaucoup changé de phy-

Le siège de r\rchevêché ;

Si ce n'estoit point un péché,

Je luy friperois sa mitaine :

Ce Monstre à jambes d'elephans 1 ,

Qui fait peur aux petits enfans 2 ,

Mériteroit cent croquignoles ;

Mais pourquoy s'en prendre au Quidam ?

Dieu deffend d'avoir des Idoles :

Si Paris en dresse, à son dam.

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