AVERTISSEMENT DE L'ÉDITEUR
Nous avons voulu réunir .
petits opusi i reproduits
la même é] i latifs à l'his - riM-urs de
la ville de Pari-, au milieu du v
sont 1'.' /' il Is ridicule '!•■ i ! tit ; la
Ville de Paris, par Berthod; le 1 François Colletet; la Foire Saint-Germain, par Paul Scam barras de
préaux; ris de Paris, par un anonyme qui n'a
fait que rajeunir un recueil en vers et en prose, publié pour' la première fois vers 1500.
La réunion de ce-- différents ouvrages, qui ont entre eux une corrélation intime, sinon par les idées et le du moins par ] irticuliers et le sujet
général, forme un ens( mble à la fois historique et littéraire que nous n'avons pas besoin de recommander aux amateurs. C'est un véritable tableau moral de Paris dans les premières années du règne de Louis XIV.
Le Paris Le Petit esl plus connu
par son titre et par sa mauvaise réputation qu'il ne
lité; car, si (oui le monde le cil bien peu de personnes peuvent se vanter de lavoir lu; les éditions de ce poème célèbre sont toutes rares. et quelques-unes introuva]
II \ \ EB Tl S. SE M EN X
On ne sait pas même quelle est la première édition clandestine qui a été imprimée après la mort du poëte. Il est probable que ce poëme circula d'abord raanuscrit, et passa de bouche en bouche dans la société des libertins de Paris : c'eut été jouer gros jeu que de faire imprimer, même en cachette^jm ouvrage aussi hardi, qui s'attaquait à tout, aux choses de la terre comme aux choses du ciel, sans avoir l'air de rien prendre au sérieux. Il \ avait, dans cette satire en forme d'ode burlesque, de quoi faire fouetter le libraire, emprisonner l'imprimeur et brûler l'auteur.^
Ce n'est que plus lard et sous un tout autre prétexte, que l'auteur fut brûlé. « Ce Le Petit avait seulement fait preuve d'un esprit original et gai, dit Violletl.e-Duc, qui semblerait n'avoir pas lu ou compris le Parts ridicule qu'il a fait ligurcr dans sa Bibliothèque poétique; mais, jeté par la nature de son talent dans la société des jeunes libertins, tels que Saint-Amant, Linières, Saint-Pavin, Des Barreaux et autres, C. Le Petit ne s'avisa-t-il point de composer une chanson impie sur la sainte Vierge, et qui courut dans ces sortes (le sociétés, alors beaucoup trop nombreuses I Vn jour, en l'absence de Le Petit, qui avait négligé de fermer sa croisée, le vent enleva dans la rue des papiers, ramassés bientôt par un prêtre : il les porte au procureur du roi. Descente juridique est faite chez Le Petit, au moment qu'il rentrait chez lui, où l'on trouva le brouillon des chansons qui couraient manuscrites! Le malheureux fut condamné à être pendu, puis brûlé, et le jugement fut exécuté en place de Grève, malgré tout ce que purent faire des personnages du premier rang, que sa jeunesse et ses talents intéressaient pour lui. Ces détails nous sont donnés par Saint-Marc le commentateur, qui lui-même les tenait d'une personne qui avait connu Le Petit et sa famille. »
Viollet-Le-Duc a lire, en effet, d'une note de l'édi-
1)E h ÉDITEUR. TU
lion des œuvres complètes^ de Boileau, donné, par Lefeb\ 5aint-Marc, une partie des rens
ments que renferme le passagi précédent, reste est emprunté à un roman historique que nous avons publié en 1842, sous ce titre : le Si contient beaucoup de laits précieux pour l'histoire du temps comme pour la biographie de i laude Le Petit, nue les biographes avaient complètement oublié jusqu'alors. Tout ce qu'on savait de lui avant la note de Lefebvre de Saint-Marc se trouvait dans une autre note d'un autre commentateur de Boileau, Bros qui avait découvert une allusion au triste sort de l'auteur du Paris ridicule dans ces vers de l'Art poétique (chanl 11 :
Toutefois, n'allez ;
Faire Dieu le - ij< t d'u
A la lin, tous ces jeux que l'atl
Conduisent tristement le plai re.
a Quelques années avant la publication de ce poème, dit Brossette, un jeune homme fort bien l'ail, nommé Petit, l'ut surpris faisant imprimer des chansons impies et libertines de -a façon. On lui fit son proi il fut condamné a être pendu et brûlé, nonobstant de puissantes sollicitations qu'on lit en sa faveur. »
On ne saurait rien de plus sur Claude Le Petit et sa tragique destiné', m les Mémoires inédits de Jean Bou, son contemporain el son ami. n'avaient pas été retrouvés dans les archives de l'Etat, a la Haye, et mis au jour ru Is.">7 Paris, 2 vol. grand in-8) par les >oins de M. Francis Waddington. Ces mémoires, dont 1 auteur protestant, avocat au Parlement de Paris sous le règne de Louis XIV, fut enfermé à la Bastille pour avoir émis certaines opinions hétérodoxes clans un ouvrage d'histoire, contiennent un chapitre entier consacré à Claude Le Petit; chapitre tellement curieux, que nous croyons devoir le transcrire ici comme la