X S VIII
C'en est un pourtant, je me trompe ; Je le connois bien maintenant; Car j'y vois tromper le manant Avec magnificence et pompe ; Je vois vendre, à l'entour de moy, Sans police, et sans bonne foy, A faux poids et fausse mesure ; Je vois maquignoner chacun;
1 Variante de la réimpression de 17-13 :
L'on n'entend rien, l'on se confond.
2 11 faut sans doute lire : bacques ou bâches, baquets,
Je suis à niy jambe en l'ordure; Je n'en doute plus, c'en est un1 !
A la bonne heure pour la France, A la bonne heure aussi pour nous; Pourveu que Messieurs les Filous Ne nous lanternent point la gance 2.
Ça, rions-en tout nostre soûl . . .
Mais non, ne faisons point le fou, Retirons-nous, et, sans satire, Faisons place à qui veut rester :
Un ne vient pas ici pour rire, On n'y vient que pour achetter.
LE PILL OR Y.
Deschargeons icy nostre flegme Dessus ce chilindre pourry3:
Ce Gibet nommé Pillory, Mérite bien un apophtegme:
Quoy qu'il soit en estât piteux.
Il fait voir à ce Siècle honteux, Qu'on faisoit autrefois justice ; Et conclud enfin contre luy,
■ Celte strophe . t la précédente ne se trouvent pas dans la réimpression de 1713.
- Ce quartier etoit autrefois fuit fréquenté pur les Filuux qui y coupi lient bien des bourses. (De Bl.)
s Variante de ht réimpression de ni 3 :
Sur ce vieux cylindre pourri.
L'ayant privé de son office, Qu'on ne la fait plus aujourd'hui y l.