‹ Paris ridicule et burlesque au dix-septième siècleChapitre 45 sur 256 · LUI · texte numérisé non relu

LUI

LE CLOCHER DE LA SAINTE-CHAPE Ll E

Il ne faut pas, .Muse ma mie, Demeurer en si beau chemin ; Sus donc, le rasoir à la main.

Poursuivons nostre anatomie 3 . . .

Hé bien, maintenant, le vois-tu, Ce grand vilain clocher pointu, Qui t'a tant donné dans la veuë?

Vois comme il reluit au soleil Et comme il rit dedans la nue D'estre comme luy sans pareil '•?

1 II y a, sur le quai des Morfondus, qui fait un des cotés de ce triangle, quantité de vendeurs d instrumens de Mathématiques, de Lunettes d'approche, de Cartes géographiques, de Plans de forteresse. Comme il n'y pas fort grande presse dans leurs boutiques, on a appelle ce quai le Quai des Murfondus. (De Bl.)

; Il existe une vue de la Sainte-Chapelle et de la Chambre des Comptes, dessinée et gravée, à cette époque, par Israël Silvestre; le dessin original, plus grand que la gravure, se trouve dans la collection Sauvageot au Louvre. Voy. le Catalogue, etc., de M. Faucheux, p.

dix vers suivants manquent dans la réimpression de 171 3 .

4 L'ancien clocher, qu'on regardait comme une merveille de l'art, avait été détruit par un incendie en 1630. Celui qu'on reconstruisit alors, et donl Claude Le Petit parle ici avec assez peu d'estime, fut démoli à l'époque de la Révolution, qu'il menaçait ruine, on l'a rétabli d'après le modèle du - :her primitif.

LIY

Une dis-tu de cet obélisque.

Qui prend plaisir à se courber,

Et qui J'ait semblant de tomber,

Pour n'en point tant courir de risque"?

Mais qui Diable a mandé ces Foux?

Chacun s'attroupe autour de nous,

Et l'autre regarde au visage...

Sautons ces Degrez * en trois sauts :

Si nous restons là davantage,

On nous prendra pour des Badauts '-.

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