‹ Paris ridicule et burlesque au dix-septième siècleChapitre 51 sur 256 · E PON T A U C H A N G E · texte numérisé non relu

E PON T A U C H A N G E

Dirons-nous rien, clans nos ïambes,

De ce Pont, blanc comme un satin a.

Cet enfant qui fait le lutin,

VA ne peut tenir sur ses jambes 4 ?

Mais, va, je suis de tou party,

Si l'on ne t'a pas bien basty,

Et si par un malheur estrange

On te ravaude tous les jours 5 :

1 On rapporte communément l'origine du Châtelet et de sa jurisdiction au temps des premiers Rois de la troisième race, c'est-à-dire vers l'an -iooo après la naissance de N. Seigneur J. C, mais il y en a qui font le Châtelet plus ancien, et qui croient que l'Empereur Julien, surnommé l'Apostat, y résida au temps qu'il ôtoit dans les Gaules. (De Bl.)

2 Le Pont au Change, incendié en 1639, avait été rebâti et couvrit de maisons comme auparavant; on le voit représenté en perspective à travers les arches du pont Neuf, dans une estampe d'Israël Silvestre. ( Voy. le Catalogue, etc., par -M. Faucheux, p. 162.)

:J Du côté du pont Neuf, le Pont au Change paroit tout blanc. (De Bl.)

4 Les débordemens de la Seine l'ont fait tomber plus d'une fois. U n'est que sur des pilotis, quoique revêtus de pierre : mais, de peur d'accident, ceux qui habitent les maisons qui sont sur ce Pont, déménagent toutes les fois que la Seine s'enfle. (De Bl.)

■ Variantes de la réimpression de 1713 :

On te raccommode toujours...

Puisque ta changes tous les j<iur<.

On t'a bien nommé Pont au Change *, Parce que tu changes toujours.

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