‹ Paris ridicule et burlesque au dix-septième siècleChapitre 64 sur 256 · PLACE ROYALLE · texte numérisé non relu

PLACE ROYALLE

Voicy le meilleur de la pièce,

1 Elle est à un coin de la rue du Temple, pour marque de la jurisdiction des Templiers. L'histoire de leur malheureuse destinée seroit trop longue à mettre dans ces Remarques. Il suffit de dire ici qu'ils furent accuses de plusieurs crimes énormes ; qu'on en brûla quantité dans Paris et ailleurs, en 1313, sous le règne de Philippe le Bel. Mais on sait, par des auteurs contemporains, qu'on ne les extermina que pour jouir de leurs grands biens. Le Grand-Maître de cet Ordre, étant conduit au supplice, protesta de son innocence et de celle des Chevaliers. Il cita le Pape Clément V et le Roi devant le Tribunal de Dieu, dai si ■ . et l'Histoire remarque qu'ils ne vécurent pas long-temps après cette exécution. (DkBl.)

-' Variante de la réimpression de 1713 :

Que pour aller où règne Job...

3 Quoique cette place n'ait guère changé d'aspect depuis deux cents ans, on peut la voir telle qu'elle était du temps de Cl. Le Petit dans l'estampe d'Israël Silvestre. Voy. le Catalogue raisonné de son œuvre, p. 161.

Et le reste de nostre escu :

Faisons-lui sur son chien de cû Une caresse d'oncle à nièce ' ; Ovalle, large et quarré 2, Château de carte peinturé, Place mille l'ois regrattée, Ne rougis-tu point à nos yeux 3 De voir une beste effrontée Porter ton maçon dans les cieux ?

Xl'.II

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