SCÈNE III
Les MÊME5, LANDRY, entrr, triste et préoccupé; il t'assied. malassis, w levant.
Landry... tu es en retard... lu sais lu malheur qui t’attend... passé la première minute, il u’y a plus de carottes dans la SOlipC... i Landry *c sert uni répondre.] Mai» on dirait UUU tu eS triste... c’est une bêtise... puisque tu vas te marier, Landrv... sois au moins gai jusque-là... jouis de ton reste...
Je ne me marie plus.
MALASSIS
Ah bost!.. il y a de la brouille avec ta Louise... et ça influe «ur ton estomac?
CABOCHON
Ce jeune homme m’intéresse... le chagrin d’amour, ça donne la jaunisse... je lui décerne une carotte d'extra... LANDRY.
Cabochon... garde tes plaisanteries pour une autre occasion.. . '
MALASSIS, w IctuI.
V’ià la soupe mangée!.. Maintenant que je n’ai plus la bouche pleine, ju vas faire une motion.
De quoi s’agit-il?
TOUS
Malassis.
U s’agit... qu'il y a un nouveau qui sc présente pour entrer dans notre société.
TOUS
Ah! ah!
De quel état qu’il est?
malassis.
C’est un poète. '
CABOCHON
N’en faut pas !
MALASSIS
Mes enfants! il y a une chose qu’il faut que je vous dise : vous êtes tous heu gentils, mais le calumet des Barreaux-Verts, ici présent, ne peut pas s’appeler le Parnasse.
TOUS
Ah! ah! ah!
CABOCHON
Tout le monde ne peut pas être M. de Voltaire.
MALASSIS
Je n’en disconviens pas, mais qu’est-ce qui a fait : Petits oiseaux, venez sur ma fenêtre? c’est pas nous; qui est-ce qui a fait : Ah! que t'es couenne, ah! que l'es cotienue, mou pauvre Antoine ? c’est pas nous; qui qui a fait ; Ahl U a des bottes? c’est pas nous : nous avons des maçons, des peintres, des serruriers, des vitriers et des bouchers, tuais il nous manque un poète.
TOUS
C’est vrai |
CABOCHON
C’est égal! j’en veux pas, tous ces hommes à plumes, cc sont des ladards, des propres à rien.
MALASSIS
Et toi, Landry, penses-tu comme Cabochon?
LANDRY
Comment qu’il pense, Cabochon?
MALASSIS
Il refuse le postulant...
LANDRY
Il refuse... alors, je lui donne ma voix!
CABOCHON
Lamlr!..
LANDRY
Après?
MALASSIS
Bergers de Syracuse , l’attrapage est interdite ; en vertu de mon pouvoir supérieur, nous essayerons le candidat ce soir : et après ou votera.
TOUS
Oui, oui, on votera.
MALASSIS
Et maintenant, les enfants, vite à l’ouvrage pour être plus lût de retour... (Il* sortent en tumulte, iu( Cabochon qui tuiicd, Landry et la mère Tripe! ic rvueontttnt au fond.)
CHŒUR
Dépêchons, com; agnous L’ouvrage nous attend, s Dépêchons, reprenons
La besogne à l’instant.
Car uii peu de potage Nous a rendu l’ murage Four r'tourner à l'ouvrage.
Ventre plein, cœur coulent;
Dépêchons, compagnons,
L’ouTrage nous ntleod Dépêchons, reprenons La besoguc k l'instant?