SCÈNE V
CAROCHON, MADAME TRIPET. pm LÉZARINE.
MADAME TRIPET, entrait a»cc an garçon.
'"là le moment de la st ance qui approche, préparez la
salle. iXUr ronge 1rs lihta et ta tans «me l'aMa du garçon. J’espère
bien que ma petite Lézarinc no manquera pas ce soir...
CABOCHON
Vous lui ferez ma proposition?
MADAME TRIPET
Je te répète qu’elle est trop naïve, cT enfant.
LÉZARINE, mirant, vAtur roodMlement, baissant ta Ttaii, à part.
Ah! ma tante.. .Faisons-lui avaler la couleuvre... (Ham.) Bonjour, ma tante...
MADAME TRIPET
Ah! la v’ià!... Viens que je t’embrasse... Est-ce simple?... wt-ce innocent?... Et c’est à elle que tu voudrais?.. Tu viens passer la soirée avec nous?
LÉZARINE.
Oh! oui, ma tante, j’aime tant cela!
Eh bien! mon enfant... e»-tu contente?
LÉZARINE.
Oui, ma tante... avec une tante comme vous, j’ serais bien difficile.
MADAME TRIPET
Et l'outrage... ça va-t-il fort?
LÉZARINE.
C'est à peine ai on peut y suffire...
MADAME TRIPET
Vraiment!
LÉZARINE.
i J’ai encore travaillé celte nuit jusqu’au petit jour..;
' CABOCHON, k port.
Touche !... dans les vignes du Seigneur...
MADAME TRIPET
Mais il me semble que tu tousses un peu...
LÉZARINE.
Oh! ce n’est rien... c’est toujours comme ça. (Elle hkhm.)
MADAME TRIPET
Mois si... c’est quelque chose... faut soigner cela... LÉZARINE.
J’avais bien pensé... à aller passer quinze jours chez mon parrain...
AMongeron?.. Ça te ferait du bien...
CABOCHON, A port.
Ah! bon!... je comprends la couleur... On veut quinze jours d’école buissonnière.
liZAinu.
Mais rester quinze jours sans travailler...
MADAME TRIPET
Bastt
LÉZARINE.
Sans voir ma bonne petite tante.
CABOCHON, à part.
A-t-elle un fil!...
MADAME TRIPET
Et si je ne veux pas te voir pendant quinze jours, na... je Teux que tu partes...
LÉZARINE.
Mais, ma tante...
MADAME TRIPET
Tu partiras... et tu tas retourner tout de suite chez toi, faire tes préparatifs, entends-tu?
LÉZARINE.
Puisque vous le voulez, ma tante...
Je le veux !... Tiens, voilà de quoi acheter du jujube.
LÉZARINE, à part.
Une robe, un chapeau, uu maiilelet et quinze jours de liberté... Qu’est-ce qu il faut de plus?
CABOCHON
Finaude, va!
MADAME TRIPET
Allons, embrasse-moi encore... et bon voyage!
LÉZARINE.
Adieu, ma tante ! (iu* ton.)
ENSEMBLE
Air des Mouiquetnirti de ta Reins.
MADAMI TRIPET, LÉZARINE, CABOCHON.
Le bon air des champs,
San* médicaments,
Vit® apaisera.
Ce vilain mal-là!
Cesl volonté.
Car, en vérité,
It faut bien soigner Sa petite santé.
CABOCHON
Ah 1 si j'avais une petite* femme comme ça pour faire mon boniment!
Et c’est d'un ange comme cela que tu voulais faire une sauteuse?
CABOCHON
Ne lui en parlez pins, allez, mère Tripet, ce n’est pas U peine, i a port.) Elle est en chemin pour y venir toute seule...
fM«June Tri [*i sort.)