‹ Paris - Salon 1883Chapitre 12 sur 51 · BERTIN · texte numérisé non relu

BERTIN

ses genoux complétait l'illusion, et je croyais la voir cherchant des rimes.

Je me trompais ! elle est bien innocente de tout cela, la pauvre ! Si elle a l'air si mélancolique, c'est qu'elle sait que sarohe est mal faite ; si elle tourne vers vous un œil en coulisse, c'est pour vous demander pardon, ayant la main un peu grosse, et l'attache plébéienne de n'avoir pas recourue au mensonge permis du gant de Suède à quatorze boutons.

Quanta l'album duntjc lui faisais un crime tout à riieurc, c'était un livre — et, ne vous déplaise! un volume de Lamartine. Voici ce que je lis pardessus son épaule :

Le livre de la vie est le livre suprême,

Qu'on ne peut ui fermer ui rouvrir à sou choix ;

Le passag-e attachant ne s'y lit pas deux fois ;

Mais le feuillet f.ital se tourne de lui-même :

On voudrait revenir à la paye où l'on aime,

lu la paji^e où l'on meurt est déjà sous nos doigis.

Très bien ! Madame ; vous êtes pardonnéc. Allez en paix... et habillez-vous mieux !

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