‹ Paris-Salon (volume 3)Chapitre 22 sur 59 · BENJAMIN CONSTANT · texte numérisé non relu

BENJAMIN CONSTANT

poses et la splendeur des costumes. Aujourd'hui encore vous retrouvez chez ces races constantes, inconsciemment éprises de la pompe et de l'apparat dans leur vie publique et privée, des robes superbes, des manteaux majestueux, des étoffes magnifiques, drapées à plis grandioses, des fusils aux crosses incrustées de nacre et d'écaillé et des poignards à la garde étincelante de pierreries.

M. Benjamin Constant a donc mille fois raison de rester en Orient. Où donc aurait-il trouvé un sujet plus heureux que celui du tableau qu'il intitule Après la victoire ?

Nous sommes dans le palais du vainqueur. Il est venu jusqu'au seuil de sa porte pour recevoir les dépouilles opimes, fruits sanglants de la guerre cueillis par ses braves : — les cassettes pleines d'or et de bijoux, les tapis précieux, les riches étoffes et les belles captives. Derrière lui, les grands personnages de sa cour, escorte imposante; à ses côtés, le Chaouch, son cimeterre nu à la main, sombre exécuteur des hautes-œuvres du maître, toujours prêt, au premier signe, à faire voler une tête. Tout cela enlevé d'un pinceau facile, qui réalise, comme en se j ouant , le difficile problème de l'harmonieû" ans l'éclat.

DELAIIAYE

EMBATTAGE

'est un jeune et, avant son tableau de la dernière exposition, intitulé si je ne me trompe au Lavoir, il était à peu près inconnu ; mais j'imagine que le Salon de 1882 va le mettre singulièrement un lumière. Il a, du reste, assez de mérite pour ne pas être écrasé par sa gloire naissante.

L'auteur de Y Emballage ne se met point en fruia d'idéalisation; mais il a l'œil d'une remarquablejustessc; il voit les choses commeellcs sontetil les rend Comme il les voit. Le tableau que nous reprodui-

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