‹ Paris-Salon (volume 3)Chapitre 26 sur 59 · CAROLUS DURAN · texte numérisé non relu

CAROLUS DURAN

spécialité même, à la peinture religieuse qui en est, à coup sûr, la forme supérieure.

Aussi, tout en rendant justice à son très beau portrait de femme, d'une tournure si magistrale, d'une si belle allure et d'une splendeur de coloris que lui même n'avait encore jamais atteinte, nous lui préférons cependant sa grande œuvre religieuse, là Mise au tombeau du Christ. La peinture religieuse est du reste dans le tempérament de M. Carolus Duran, ce favori de Vélasquez, qui a des mouvements d'âme à l'espagnole.

A l'exemple de beaucoup d'autres maîtres illustres, il a dû se sentir vivement attiré par ce suprême épisode de la Passion et, sans parler du soin extrême avec lequel il a peint le corps divin du Crucifié, il a exprimé avec une émotion communicative les sentiments de douleur et d'amour de tous les personnages de ce drame poignant. Voilà un tableau que je voudrais revoir tous les ans... le vendredi saint.

MM ALIX ÉNÀULT

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