‹ Paris-Salon (volume 3)Chapitre 59 sur 59 · LANDE BRETONNE · texte numérisé non relu

LANDE BRETONNE

UILLEFROY (de) reste fidèle aux sujets rustiques, qui sont depuis longtemps l'objet de ses préférences; qu'il traite avec une remarquable habileté, et auxquels il doit de si justes succès.

Il nous semble, cette année, avoir encore élargi et agrandi sa manière; jamais sa facture ne nous avait paru plus facile et plus large que dans le tableau qu'il expose aujourd'hui; jamais il n'avait été plus maître de lui-même et de son procédé; jamais il n'avait jeté sur la nature un regard plus

DE VUILLEFROY

calme, plus juste et plus profond. Ne dirait-on point vraiment un coin de la campagne du bon Dieu qu'il a, pour ainsi parler, découpé à l'emporte-pièce et transporté dans son cadre ? Le paysage paraît immense, avec ses plans successifs, que fait fuir et reculer davantage encore le modelé si vigoureux et si précis des animaux qui occupent le devant de la composition.

Ces vaches et ces chevaux, M. de Vuillefroy les a étudiés avec une rare conscience, et peints avec un véritable amour. Nous n'établissons ici aucune espèce de comparaison entre les différentes œuvres de môme catégorie que le Salon de 18S2 offrira demain à ses visiteurs; mais nous croyons que parmi les animaliers, qui tiennent aujourd'hui une si grande place dans notre école, il y en aura bien peu qui pourront disputer le premier rang à M. de Vuillefroy.

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