HEBERT
a iiioiitrée daus les diverses phases de sa vie — mais toujours séduisante et troublante.
Nous offrîmes, Fan passé, un spécimen réussi à souhait de cette création multiple et incessamment renouvelée du maître. Nous la retrouvons aujourd'hui dans les galeries du Salon Trii^nnal, sous ce nom, la Muse du Nord. Vous la voyez encore, magnétisant sa harpe, la caressant, avant d'en tirer des concerts, — à demi cachée derrière le grillage léger des cordes d'or, — mais parée de toutes les grâces, et nous troublant de son sourire mystérieux.
C'est une femme toujours, mais c'est une sainte en même tein})s, (jue M. Hébert nous présente aujourd'liui, debout, nimbée de l'auréole, venant à nous, le lis mystique des vierges dans sa main gauche, chastement drapée dans une tunique tlont la statuaire envierait le noble ajustement. Il serait difficile de rien rêver de plus iiimiatériel, de i)liis idéalement suave. On n'()S(* pas aimer cette créature d'une autre essence; on s'agenouille et l'on adore ce regard de sainte et ce s()urir(Mle madone. Hébert a résolu le diflicilti problciue dt» monti'cr à la terre une a]i]iai'ition céleste.
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