LE JOUR DE FÊTE
^iQTiN est ua nom noaveaa poir les lecteurs du Paris-Salon, et c'est pour la première fois que nous reproduisons auiourd'hui une œuvre de ce pinceau élégant et délicat. Nous espérons bien que ce ne sera pas la dernière, car nous le croyons appelé à tenir une place tout à fait distinguée dans la peinture de genre, si à la mode depuis un demi- siècle. Toulmouche doit avoir en lui un futur rival, avec lequel il faudra compter.
Rien de plus frais, de plus jeune et de plus souriant que la petite scène matinale par laquelle s'ouvre le Jour de fête, si bien peint par M. Outin. On ne saurait vraiment rêver une plus charmante échappée de vue sur la vie heureuse.
Nous sommes sur le seuil d'une villa coquette, comme on n'en trouve guère que dans la banlieue parisienne. Partout des fleurs ! Elles naissent sous nos pas; elles grimpent le long des murs, et
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brodeut les bords du toit de leurs festons parfumés.
Un jeune homme en costume Louis XVI, beau comme une femme, déjà sous les armes — c'està-dire en galante toilette — comme doit être toujours un -véritable amoureux, met la dernière main au bouquet qu'il veut offrir à sa belle.
Celle-ci, accorte, mignonne et jolie, repousse le volet, et souhaite la bienvenue à celai qui va" bientôt lui chanter.
« Mon cœur soupire ! »
Cependant les oiseaux brillants babillent dans laçage dorée, et saluent les premiers rayons, tandis que le chat familier ronronne près de sa maîtresse adorée. Heureuses gens ! Heureux temps ! Heureux peintre ! Heureux chat !
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DAGNAN-BOUVRET