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Si j'eusse été présent. j'eusse voté contre toute proposition, etje me.
rallie à la proposition qui me parait la moins grave, et je vote pour. l'exécutif. Ch. BESLAY.
ae
Contraint de me prononcer pour une formule, Je vote pour le mot :*
« exécutif. » | Mais en faisant toutes mes réserves sur les articles du projet Miot. JOURDE. :
Quand on passa au vote des personnes devant faire parti e du Comité de salut public, voté par 45 contre 93, le abstentions motivées ci-dessous ont été déposées : ;
Vu que nous re pouvons nommer personne à une institution considérée par nous comme aussi inutile que fatale, et où nous voyon 1 poindre un comité de capitulation, 4
Nous nous abstenons. % [28
TRIDON, VERMOREL, AVRIAL, V. CES Turis# Pixpy, Eugène GÉRARDIN.
es
Les soussignés, 3 Considérant qu'ils ont voté contre l'institution dite Comité de salut public, dans lequel ils n’ont vu que l'oubli des pr incipes de réforme sérieuse et sociale d'où est sortie la révolution communale du 18 mars ; Le retour dangereux ou inutile, violent où inoffensif à un 1 passé q ii doit nous instruire, sans que nous ayons à le plagier; | 9 Déclarent qu'ils ne présenteront pas de candidats, ét qu fs re: gardent, en ce qui les concerne, l'abstention comme la seule attitude digne, logique et politique. |
Ch. LONGUET, LEFRANCAIS, Arthur ARNOULD, ANDRIE | OsTyN, JOURDE, B. MALON, A. SERRAILLER. BESLAY. BABICK, CLÉMENCE, COURBET, E. GÉRAR DNS LANGEVIN, RAsTOUL, J. VALLÈS, VARLIN. ‘4
LE Le
NOTE K (p. 238).
Affaire du Moulin-Saquet.
Version du Moniteur (Paris).
La nuit dernière, vers une heure, un détachement de trour es sortant des tranchées de Viliejuif s’est avancé sans bruit jusqu'aux avant-postes fédérés.
Les troupes avaient le mot d'ordre des factionnaires de la redoute,
De plus, elles étaient précédées d’un petit troupeau de bœufs, con- -duits par des soldats travestis en paysans.
. Croyant à un ravitaillement inespéré, les sentinelles laissèrent passer le détachement qui put, sans ambages, pénétrer dans la redoute.
La garnison de cet ouvrage se composait de trois batailions, le 208, le 55° et le 177.
” Quand le Stratagème fut découvert, il était trop tard : les troupes régulières étaient maitresses de la redoute. Ses défenseurs n'avaient point eu le temps de prendre les armes.
La plupart des fédérés furent faits prisonniers sans coup férir.
D'autres, qui tentaient un-semblant de résistance, furent tués,
blessés ou pris.
Très-peu parvinrent à s'échapper.
Les soldats eurent le temps de s'emparer des drapeaux, de tous les canons de 7, de quatre mitrailleuses et de les emporter.
Les grosses pièces furent enclouées.
À deux heures du matin, Ivry et les Hautes-Bruyères, qui avaient reçu l'éveil, ouvrirent un feu d'enfer, et les troupes régulières abandonnèrent le Moulin-Saquet, eminenant leurs prisonniers et emportant leurs trophées.
Version du Vengeur (Paris).
.. Une trahison du commandant Gallien, du 55* bataillon, et du capitaine d'artillerie, au Moulin-Saqnet,a fait tomber cette redoute en possession des royalistes.
Gallien a été arrêté. Son complice a disparu.
LS
A de où nous écrivons, nous nous so redonte. |
Ilier, le commandant de Ja redoute du Moulin. À É snnemi, rAUae il a livré le mot d'or Des |
oies où fe ont assassiné chere à coups dé et quinzaine de fédérés. YA
d'un garde! 5 Mais leur succès n'a pas été de longue durée, car
nuit PORTER de la Rp en nfigetti des perte : sé
Versaillais. ! j
gale force, Eu RS pour ainsi dire des avane es de Mouli-Saquet. est un Lana ouv FaRe très- ouvert à Ja:
été trainées jusqu'à nos RARE deux qu’ on ne poux: ont été culbutées par dessus les courtines,
Trois cents insurgés, dont quatre femmes et deux médecins, on. été né REAORIerS.
NOTE L (p. 247).
r Procès-verbal de Ia séance de la Commune du 5 mai 1871.
… Présidence du citoyen JOHANNARD: — Assesseur : le citoyen Jacques DURAND.
ke citoyen Raoul RIGAULT. — Vous vous rappelez qu'il a été convenu que quand il aurait été procédé à l'arrestation d'un collègue, on ferait un rapport à la Commune; je le fais aujourd'hui, non pas dans les vingt-quatre heures, mais date les deux heures.
| Aujourd'hui nous avons appelé devant vous le citoyen Blanchet. Depuis longtemps nous étions prévenus que ce nom n'était pas le sien; que sous un autre nom il avait exercé des fonctions et subi une ondes ton qui ne lui permettaient pas dé rester parmi nous.
Quoiqu’ il ait toujours voté avec la majorité et le Comité de sûreté générale, à cause de cela surtout, je n'ai pas gardé de ménagements. (Approbation.) C’est le citoyen Ferré qui a fait l enquête. Le citoyen Blanchet s’est présenté devant nous; je ne crois pouvoir faire mieux que de vous lire le’ procès-verbal que nous avons dressé de cette entrevue :
.« L’an mil huit cent soixante et onze, le cinq mai,
. « Devant nous, délégué à la sûreté générale, et membre dudit Comité, est comparu le membre de la Commune connu sous le nom de Blanchet,
€ Lequel, ANT par le citoyen Ferré, à déclaré qu il ne s’appetait pas Blanchet, mais bien Pourille (Stanislas).
« Sur séconde interpellation, Pourille déciare qu'il a bien été secrétaire de commissaire de police à Lyon; qu'il est entré, à Brest, lans un couvent de capucins en qualité de novice vers 4860 ; qu'il y st resté huit ou neuf mois.
“« Je partis, ajoute-t-il, en Savoie, où je rentrai dans un second ouvrent de capucins, à Laroche. Geci se passait en 1862,
« Revenu à Lyon, je donnai des leçons er ville. On me proposa ‘Tets traducteur-interprète au palais de justice ; j'acceptai. On me dit après qu'une place de sécrétaire dans un commissariat était vacante ; j'acceptai également : je suis entré dans ce commissar jat. vers ce et j'y suis resté environ deux ans.
Au bout de ce temps, quand je demandai de l'avancement, AP je demandai à être commissaire spécial aux chemins de fer, ma demande étant restée sans réponse, J'offris ma démission, qui. fut acceptée. C’est après ces événements que je vins à Paris.
« J'ai été condamné à six Jours de prison pour banqueroute à à! Lyon. J'ai changé de nom parce qu'il y avait une loi disant qu'on ne pouvait signer son nom dans un journal lorsqu'on a été mis en fail lite. » ‘Ji « Nous, délégués à la sûreté générale, et membre dudit Comité, envoyons à Mazas le sieur Pourille. |
LAURENT, FERRÉ, À. VERMOREL, Raoul RIGAULT, A. DUPONT, TRINQUET, »
Le citoyen RiGAuULT.— Voici les faits. Je n’insisterai pas beaucoups sur les détails, à moins que l'assemblée ne le demande, (Oui! oui} Alors, puisque vous le voulez, j'insiste. Il y a quelque temps, deux citoyens, qui étaiént près de la porte d'entrée, voyant sortir Blan” chet, me dirent : « Connaissez-vous bien ce citoyen? Nous sommes de Lyon, et nous croyons qu'il a été secrétaire du commissaire de police de Lyon. » Nous nous livrämes à une investigation, et nous. avons reconnu qu'il v avait concordance parfaite comme âge, comme, signalement, etc., entre le nommé Blanchet et le nommé Pour.
L'identité établie par le témoignage de ces deux eitoyens que je ne connaissais pas, mais dont nous avons les noms, nous avons Con linué l'enquête. D'autres rapports sont venus nous démontrer que. Blanchet avait été chez les capucins, qu'il avait embrassé la mie monastique avec tout ce qu'elle comporte. ,
Hier, nous nous sommes fait délivrer un extrait du casier tai ciaire, qui relatait que le nommé Blanchet avait été condamné à ssi jours de prison pour banqueroute frauduleuse, en 1868, par le tr bunal de Lyon. Nous l'avons appelé devant nous; nôus étions tou présents, et nous avons été d'accord qu'il fallait d’abord lui deman= der sa démission, que je dépose sur le bureau du président. Pui persuadé que sous ce nom de Blanchet il pouvait avoir commis des
faux, j'ai cru qu'il fallait l'envoyer à Mazas; c'est donc sous cette inculpation que je l'ai fait arrêter.
Il à reconnu tous ces faits ; Je ne lui ai pas demandé de signer, inäis nous étions présents ous les six, et c’est devant nous qu'il a avoué ce que je viens de vous lire. Pi conséquent, Je vous deman- derai de vouloir bien confiruer son arrestation et d'accepter sa dé- Inission.
Le président lit la démission du citoyen Blanchet :
« Je soussigné, député à la Commune sous le nom de Blanchet, déclare donner ma démission de membre de la Commune.
POURILLE, dit BLANCHET. »
NoTE M (p. 264).
La démission de Rossel.
: Paris. 16 9mai 1871.
Citoyens membres de la Commune,
Chargé par vous à titre provisoire de la délégation de la guerre, je me sens incapable de porter plus longtemps la responsabilité d'un - commandement où tout lé monde délibère et où personne n'obéit,
Lorsqu'il à fallu organiser l'artillerie, le comité central d'artillerie a délibéré et n'a rien prescrit. Après ss mois de révolution, tout le service de vos canons repose sur l'énergie de quelques volontaires dont le nombre est insuffisant.
A mon arrivée au ministère, lorsque j'ai voulu favoriser la conceutration des armes, la réquisition des chevaux, la poursuite des réfractaires, j'ai demandé à la Commune de développer les municipalités d'arrondissement.
La Commune à délibéré et n'a rien résolu.
Plus tard, le comité central de la fédération est venu offrir presque ipérieusement son concours à l'administration de la guerre. Consulté par le Comité de salut public, j'ai accepté ce concours de la manière la plus nette, et je me suis dessaisi, en faveur des membres de ce comité, de tous les renseignements que j'avais sur l'organisation. Depuis ce temps-là, le Comité central délibère et n'a pas en-
core su agir. Pendant ce délai, l'ennemi enveloppait le fort ds
d'attaques aventureuses et imprudentes dont je le panirais si j ’avais la moindre force militaire disponible.
La garnison, mal commandée, prenait peur, et les officiers délibéraielt, nt du fort le capitaine Dumont, homme énergique qui
arrivait pour les commander, et tout en délibérant évaeuaient leur fort, après avoir sottement parlé de le faire sauter, chose plus impus: sible pour eux que de le défendre. | |
Ce n’est pas assez. Hier, pendant que chacun devait être au travail ou au feu, les chefs de légion délibéraient pour substituer un nouveant système d'organisation à celui que j'avais adopté, afin de suppléer à l'imprévoyance de leur autorité, toujours mobile et mal obéie. I rés sulta de leur conciliabule un projet au moment où il fallait des hommes, et une déclaration de principes au moment où il fallaik des actes.
Mon indignation les ramena à d'autres pensées, et ilsne me + pro= mirent pour aujourd'hui, comme le dernier terme de leurs efforts: qu'une force organisée de 12,000 hommes avec lesquels je n'engage marcher à l'ennemi. Ces hommes devaient être réunis à onze heures et demie; il est une heure, et ils ne sont pas prèts; au lieu d'être
12,000, ils sont environ 7,000. Ce n’est pas du tout la même chose. \
Ainsi, la nullité du comité d'artillerie empêchait l’organisation de l'artillerie ; les incertitudes du Comité central de la fédération arrêtent l'administration ; les prévecupations mesquines des chefs de: légion paralysent la mobilisation des troupes.
Je ne suis pas homme à reculer devant la répression, et hier, pen-
dant que les chefs de légion discutaient, le peloton d'exécution lesvattendait dans la cour. Mais je ne veux pas prendre seul Pinitiative d'une
mesure énergique, endosser seul l'odieux des exécutions qu'il faus,
drait faire pour tirer de ce chaos l'organisation, l'obéissance et la victoire. Encore, si j'étais protégé par la publicité de mes actes et de mon impuissance, je pourrais conserver mon mandat. Mais là Com= mune n’a pas eu le courage d'affronter la publicité. Deux fois déjà je vous ai donné des éclaircissements nécessaires, et deux 1 malgré moi, vous avez voulu avoir le comité secret.
Mon prédécesseur a eu le tort de se débattre au milieu de cette situation absurde.
Éclairé par son exemple, sachant que la force d'un révolutionnaire ne consiste que dans la netteté de la situation, j'ai deux lignes à choi:
r : briser l'obstacle qui entrave mon action ou me retirer,