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THÉATRE DE LA GAÎTÉ. — Dernières représentations de Ja Gräce de Dieu, qui va bientôt faire place à un spectacle entièrement nou. veau. — On commence à sept heures et demie par le Prince Toto, vaudeville en un acte. |
THÉATRE DU CHATEAU. — À 7 heures et demie, pour les représentations données par M. Regnier et Mlle Dica-Petit, l'Ange de Minuit, drame fantastique en G actes.
THÉATRE DES DÉLASSEMENTS-COMIQUES. — Tous les soirs, à huit heures. un quart, les Contes de Fées, grande féerie en douze tableaux, par Mnes Eudoxie Laurent, Rouvion, Clara Lemonnier, MM: Heuzey;,« Dumoulin et vingt-cinq jolies femmes. Trucs, décors, costumes entièrement nouveaux.
NoTE R (p. 315).
Rapport de la Ligue d'union républicaine sur les événements de Paris.
Dimanche 22 mai, la Ligue d'union républicaine des droits de Paris recevait les délégués du congrès de Lyon et se séparait d'eux, « à minuit, en maintenant son programme, la défense PRCIAURESS et. légale de l'autonomie communale de Paris.
Pendant ce temps, l'armée française pénétrait dans Paris.
Le lendemain matin, aussitôt ce fait connu, des membres de Jam Ligue et deux délégués de l'Union des cent neuf chambres syndi-
cales et corporations ouvrières se réunirent au siége social, rue | Béranger, à. à
Ils avaient pour but d'essayer encore, puisque leurs efforts de pacification avaient échoué, de se placer entre les deux camps.
Les délégués du congrès de Lyon ayant voulu se rendre compten par eux-mêmes des intentions de la Commune, vinrent lui faire . part de l’entrevue qu'ils avaient eue avec le Comité.de salut public
Le Comité de salut public leur avait remis une déclaration, Cette déclaration, malheureusement, ressemblait aux déclarations anté=n rienres de la Commune : elle manquait de toute précision:
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Aussi, les délégués du congrès de Lyon se décidérent-ils à retourner immédiatement en province.
Des membres de la Ligue les accompagnérent jusqu'en dehors ‘de l’enceinte, et la Ligue résolut de se tenir à son poste pour rem- .plhr le but qu'elle s'était assigné le jour de sa fondation.
Si elle n’a pu arrêter la lutte engagée dans les rues de Paris, son devoir est d'expliquer les causes qui l'en ont empêchée.
…. Le 24, alors que-la Commune devait, en face de l'évidence de la défaite, comprendre l'inutilité de la prolongation de la lutte, la Ligue essaya de se mettre en rapport avec elle, Elle ne put v parvenir. Pas ui mémbre de la Commune n'était resté à l'Hôtel-de-Ville. Le Comité central s'était emparé du pouvoir. Il déclara qu'il apporte- -rait des conditions d'armistice à la Ligue d'union républicaine.
… Trois de ses membres vinrent lui apporter la déclaration parue au Journal officiel de la Commune du 9%5. Dans cette déclaration, le Comité central, n'acceptant pas sa défaite, maintenait toutes ses prétentions et intervertissait les rôles. ;
À La Ligue d'union républicaine nue pouvait se charger de trans-
mettre au gouvernement une pareille déclaration. Elle résolut d'attendre, espérant que le lendemain le Comité central, se rendant à l'évidence, consentirait à mettre fin à la lutte.
Le mercredi matin, elle apprenait ces dévastations qui épouvantent l'imagination.
Des membres du Comité central vinrent en leur nom individuel trouver Ja Ligue d'union républicaine, et, convaincus de l’aberration de la lutte, ils firent appel à son influence morale pour la terminer, let se mirent à sa disposition pour prévenir de nouveaux désastres.
É Quelque faible que füt le pouvoir de quelques hommes sans armes réunis sur le terrain même de ceux dont ils combattaient les actes, la Ligue. put sauver momentanément de l'incendie le Grenier d’abondance, et définitivement Notre-Dame, les Archives, l'Im- “primerie nationale, le Conservatoire des arts et métiers, la mairie du 3e arrondissement et le Temple.
À Ii ne s'en est fallu que de quelques minutes qu'elle n'arrivât à “arrêter la main incendiaire qui a détruit l'Hôtel-de-Ville.
… Malheureusement, la fureur avait seule pouvoir, et ces membres dn Comité central furent obligés eux-mêmes de nous avouer leur “impuissance.
% La Ligue demeura à son poste, non sans péril, répondant à la spressante invitation de l'Alliance républicaine des départements,
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qu'ayant en exécration les forfaits dont le Comité central et la Com mune s'étaient rendus coupables, voyant que ceux qui pourraient les arrêter étaient sans influence, elle ne pouvait s'associer à aucune action qui eût quelques rapports avec les auteurs dela ruine dem Paris. é La Ligue attendit, espérant que peut-être quelque lueur de raison dissiperait cette orgie de destruction.
Elle attendit en vain, impuissante à arrêter les malheurs auxquels nous assistons. e Voilà les faits. Îls sont attestés par les procès-verbaux de Ja Ligue, tenus heure par heure pendarit ces tristes jours. i Dès que les circonstances le permettront, la Ligue d'union rép blicaine les publiera; ils donneront l'explication de beaucoup de faits et feront incomber à chacun de leurs auteurs sa part dé res ponsabilité.
(Suivent les signatures.)
26 mai 1871. ù | L
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