‹ Paris sous la commune--18 mars au 28 mai--Chapitre 50 sur 124 · FOUTRE · texte numérisé non relu

FOUTRE

En deux Jours, trois hommes viennent s’enrôler, et encore c'étaient des compères!

Autre création. — Un corps de francs-tireurs s’organise sous le nom d’Éclaireurs-Bergeret. Les officiers portent à la boutonnière des rosettes d'officiers de la Légion-d’Honneur, comme signe de ralliement.

Autre corps. — Les Vengeurs de Flourens sont formés avec des hommes sur lesquels la Commune peut compter pour toutes les missions difficiles. Ge sont des journaux bien pensants qui l’affirment.

Guerre aux journaux. — Suppression des journaux la Paix QG UEcho du Soir, sans mention à POfficrel.

Les clubistes. — Les clubistes qui se réunissent à

la sale Nicolas-des-Champs (église Saint-Nicolas-des-

Champs) votent des propositions d’un radicalisme effrayant. Ainsi, un citoyen Sens — on ne peut pas

"mieux mentir à son nom — demande :

1° Le rétablissement de la loi des suspects sur preuves morales ;

20 Des assises communales où les électeurs pourront toujours citer leurs mandataires ; :

50 Que tout négociant qui suspendra son commerce par manque de confiance en la Commune perdra ses droits civiques, et ne pourra plus jamais exercer sa profession;

4° Que tout citoyen qui refusera de servir la République les armes à la main sera fusillé.

Et cela à été voté à l'unanimité par les assistants ! de même, d’ailleurs, que la mort de l'archevêque de

Paris!

Journée du 2 maiï.

Comité de salut public. — Un décret de la Comune que rien ne faisait prévoir, que rien n'avait annoncé, apparait à l’Officiel :

Un Comité de salut public, y est-il dit, sera immédiatement organisé. Il sera composé de cinq membres nommés

par la Commune, et les pouvoirs les plus étendus sur

toutes les délégations et commissions lui sont donnés. Il ne sera responsable qu’à la Commune.

Page 1