FIN DE PARIS SOUS LA COMMUNE
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APPENDICE. ï
Les incendies. — Le mouvement de la presse pendant la Commune; journaux supprimés, parus sous différents noms, transformés ou s'étant eux-mêmes suspendus; avec le catalogue COMPLET de toutes
- les publications parues à Paris du 18 mars au 28 mai, suivi de la liste des journaux existant encore le 21 mai et formant l’ensemble de la presse parisienne au moment de la chute de la Commune.— L'armée de Paris. — L'armée de Versailles.
Les incendies.
Voici la navrante nomenclature des édifices publics détruits, en fout ou partie, par l'incendie :
Les TuiLeries, dont il ne reste que les gros murs.
Le PaLais-RoyaL jusqu’à la galerie de Valois. Tous les anciens appartements du duc d'Orléans sont perdus.
Le PALAIS DE JUSTICE.
L'Hôrez-pe-Virse. Ce n’est plus qu’une ruine, Ce qu'il en reste ne pourrait guère plus resservir, si on le reconstruisait. Par une singularité remarquable, les statues de la facade, sauf deux, sont intactes.
La CHANGELLERIE DE LA LÉGION =D HONNEUR.
Le CoxsEIL D'ÉTAT, la COUR DES, COMPTES. Ces deux bâtiments étaient contigus.
Le MIISTÈRE DES FiNances. Complètement détruit. Il y a des décombres à la hauteur d'un premier étage.
Le THÉATRE DE LA PORTE-SainT-MarriN, Ce théâtre, qui dans l’origine était tout à fait provisoire, a fourni une très-longue carrière. Le lendemain de l'incendie, il n’en restait plus qu'un mur.
Le THÉATRE-LYRIQUE. Une dévastation. L’extérieur n’est pas très-endommagé, mais l’intérieur est complètement vide. On dirait un cerveau sans cervelle.
La CAISSE DES DÉPÔTS ET CONSIGNATIONS.
Le Louvre (la bibliothèque). Pas un volume n’a été sauvé. Il y avait là des livres rarissimes et des exemplaires uniques, Ce ne sont plus us des cendres. Rien n’a été
sauvé, mais le moñument n’a pas trop souffert.
Le DocxS DE LA VILLETTE. Ces immenses magasins ont été le dernier incendie qui ait éclairé Paris de ses lueurs rougeûtres.
Le THÉATRE DES DÉLASSEMENTS-ComiQuEs. Complètement détruit. ,
La PRÉFECTURE DE Por1GE. N'est plus qu’un amas de décombres,
La CoxcIERGERIE. Une partie est incendiée.
La MARIE pu 10° ARRONDISSEMENT.
L'Écuise SaINT-Eusracne, Un commencement d’incendie produit par une bombe à pétrole. On est vite parvenu à sen rendre maitre. Le clocheton seul, broyé par les obus, est effondré.
Parmi les propriétés particulières, voici ! l'énuméré des principaux incendies :
La maison du Box-M ARCHÉ, à l'extrémité de la rue du Bac, est absolument détruite.
Tout le pâlé de-maisons entre la rue de Rivoli et la mairie du 1° arrondissement est en cendres.
Sont brûlés : les grands hôtels placés entre la rue de Castiglione et la rue d'Alger ;
Toute la partie gauche (numéros impairs) de la rue Royale, entre la rue Saint-Honoré et la Madeleine ;
Les numéros 24 et 26 de la même rue ;
Plusieurs hôtels du faubourg Saint-Germain, parmi lesquels celui de M. le comte d'Haussonville, situé entre la rue de Bourgogne et le square Sainte-Clotilde ;
Les maisons qui forment la tête du boulevard du Prince- Eugène.
Le restaurant Deffieux a croulé avec le théâtre de Ja Porte-Saint-Martin.
En mettant le feu à l'Hôtel-de-Ville, les fédérés ont incendié toutes les maisons environnantes. Tout le quadrilatère formé par la rue de Rivoli, l'avenue Victoria d’une part, la place de la mairie du 4 arrondissement et le boulevard Sébastopol de l’autre, est devenu la proie des flammes. De grands magasins ne sont plus que des monceaux de ruines.
Au théâtre du Châtelet, un tout petit coin seulement est brûlé.
Une partie des rues du Bac, de Lille et de Verneuil, a été en flammes. |
Au coin de la rue Thévenot et de la rue Saint-Denis, une maison a été brülée.
Le TariS-ROUGE, grand magasin de nouveautés, rue du Faubourg-Saint-Martin est brûlé. R
La maison rue Turbigo, n° 3, est abimée par des obus.
La maison de nouveautés PYGMALION, située boulevard.
Sébastopol, a été complètement incendiée.
L'’incendie qui a consumé la magnifique maison de la rue Boissy-d’Anglas y a fait une victime chère aux amis des arts et de l'archéologie.