‹ Paris sous le premier empire: recueil de documents pour l'histoire de l'esprit public à ParisChapitre 99 sur 221 · Voir plus haut, p. !iC · texte numérisé non relu

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409 PARIS SOUS L'EMPIRE [27 novembre 1804]

Bourse s'affligeait des moyens employés pour roblenir. — o 0/0, jouissance de vendémiaire an XIII, 58 fr, 90, 85, 80, 75, 70, 60, 70; 58 fr. 65, 60. Actions de la Banque de France, 1.145 francs, 1 .147 francs.

Dubois.

(Arch. nat., F^ 3833.)

Journaux.

Journal des Débats du 6 frimaire : « Paris, 3 frimaire. ...La grande galerie du Musée Napoléon est ouverte dans toute sa longueur. Il y a été disposé un portique destiné à précéder les appartements de Sa Sainteté. Une portion de cette galerie, dans la partie qui vient d'être ouverte, est éclairée de la manière la plus favorable aux objets qui s'y trouvent exposés. Le jour en est tout à fait mystérieux et tranquille. II se répand avec une égalité et une harmonie extrêmement rares, tous les reflets sont évités, et il est tel enfin que pourraient le désirer les peintres les plus délicats dans leurs ateliers. On assure que S. M. l'Empereur a ordonné que ce travail commencé avec tant de succès, fût terminé dans peu d'années »

6FRLMAIREAN XIII (27 NOVEMBRE 1804).

MlNISTÈME DE LA POLICE GÉNÉRALE. — BULLETIN DU 7 FHIMAIRK.

Paris. Club. — Il se forme en ce moment un club, rue Grange- Batelière, maison de Lage. Quatre commissaires sont nommés pour la formation de cette société. Ce sont MM. de Laval, Monaco et Giambonne. On passe au scrutin pour l'admission. On paye trois louis de souscription. On présume que le principal objet de cette société est le jeu. Il y aura aussi des bals cet hiver.

Etrangers. — M. de Puységur, jeune homme de trente-deux ans, capitaine au service de Prusse, est venu de Berlin pour voir la fête du couronnement ; il doit repartir le lendemain même de la cérémonie le lundi. Il est en relations avec son oncle, M. de Puységur, attaché au comte d'Artois. Il est au service de Prusse depuis 1792. C'est un jeune homme estimable ; il voit souvent M. de Lucchesini. . .

Gauthier. — Officier réformé, signalé comme intrigant, joueur, criblé de dettes, sans moyens d'existence et se permettant d'ailleurs des propos contre le gouvernement. — Envoyé en surveillance à quarante lieues de Paris et des côtes. . .

[27 NnvKMimK ISO'f] l',\IUS SnrSi;KMPIf{E 410

Di'shayes. — Com{iagnoa peintre, |)n}veim d'avoir cliei-clie à débaucher les ouvriers d'un atelier où il a été employé autrerois et de s'être porté à des voies de fait et à des injures grossières, envers le chef de cet atelier. — Le garder en détention pendant quinze jours.

Monvoisin. — Employé à l'état civil du VI' arrondissement, prévenu d'avoir répandu le bruit qu'il existait une gravure injurieuse contre l'empereur. A déclaré qu'il n'avait connaissance de celle caricature que pour en avoir etilendii parler par des inconnus dans un groupe au spectacle. Réclamé par le maire du VI« arrondissement et par plusieurs bons citoyens qui répondent de sa moralité et de son attachement au gouvernement. — Mis en liberté après trois jours de détention, . .

Egge. — Suédois, signalé comme cherchant à se soustraire à la police et tenant des propos contre le gouvernement. Ses papiers n'offrent rien de suspect sous le rapport politique, mais diverses pièces annoncent qu'il a tenté plus d'une escroquerie. Réclamé par le consul de Suède, qui demande en même temps qu'on le renvoie de suite dans son pays. — Lui délivrer sans délai un passeport pour cette destination. . .

Surveillance de la librairie. — Deux ouvrages soumis à l'examen du préfet de police, ayant pour titre, l'un : Les Anglais au XI X'> siècle ; l'autre : Mémoire sur la contribution foncière, par Dubois-Grancé, n'offrent rien qui puisse en empêcher la publication. Autorisation de les mettre en vente

(Arch. nat., AFiv, 4491.)

RAPPOKT de la PHÊFECtURE DE POLICE DU MÊME JOUR,

Réunions. — Le nombre des étrangers à la ville de Paris augmente chaque jour. Ils sont en foule tous les soirs dans les spectacles et surtout au palais du Tribunal, qui paraît êlre le rendez- vous de la majeure partie d'entre eux. Le plus grand ordre règne constamment dans toute la capitale. Le sieur Coutechaude • dit que la dame llullot, belle - mère de Moreau, lui a confié qu'elle avait reçu récemment, dans sa campagne d'Orsay, la visite d'un personnage très important el ami secret de son gendre, que ce personnage lui avait apporté beaucoup de consolation, el qu'elle ne restait pas sans espérance.

'J'ht'âlres. — On a donné, hier, au théâtre Favart el avec un succès complet, la première représentation d'un opéra- comique intitulé

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