UNE ET INDIVISIBLE. DE LA GARDE NATIONALE
Au-dessous, émergeant d'un trophée, sur un écusson, cet appel :
AUX ARMES, CITOYENS, FORMEZ VOS bataillons!
Un populaire innombrable stationne, avide d'acclamer
ceux qui vont passer tout à Theure. Au dedans ^ la grande salle, ornée de tentures, ruisselle de drapeaux et de guirlandes de feuillages, entremêlés des noms des hommes illustres à qui la France dut son salut : lloche, Marceau, Kléber, Desaix, Villaret de Joyeuse, Carnot, Rouget de Liste, Dugommier, Jourdan,'Joubert...
Sur une estrade, les magistrats. Devant eux, autour d'eux, le défilé des volontaires qui, tour à tour, aux applaudissements de Tassistance, viennent s'inscrire sur le registre d'enrôlements. Les clairons retentissent, les tambours battent aux champs. La foule, au dehors, répond en chœur aux hymnes patriotiques que jettent les cuivres des fanfares. Le spectacle est réellement grandiose, et plus d'un œil se mouille de larmes en voyant signer côte à côte des enfants de seize ans et des vieillards de soixante. Le vieillard et l'enfant se coudoient devant cet autel de la patrie, où chacun apporte sa vie en holocauste.