F. W. Hkinb, chroniqueur militaire de la GaHenUaihe
précédent des chefs de la défense. L'agitation était grande partout; cependant on voulait compter encore sur un retour offensif de notre part, tout au moins sur quelque démonstration. On attendait le lendemain.
Le lendemain, 31, le Journal officiel annonçait en quatre lignes la capitulation de Metz.
Le désastre était donc complet 1 Le gouvernement démentait ses démentis ! Ce texte désolant, cette communication laconique provoquaient une indicible explosion de colère et de douleur.
L'afff^ire du Bourget avait irrité une population dont on laissait s'user Tardeur dans Timmobilité, La nouvelle de la reddition de Metz vint surexciter l'exaspération, et le récit des dernières tentatives de Jules Favre avec Tannonce d'un armistice, combler la mesure.
Quoi ! Paris seul ne se battrait pas ! Après l'exemple de la province; après Strasbourg, Toul, Phalsbourg, Metz, Verdun, Bitche, Mézières, Châteaudun! Pourquoi la province, alors, viendrait-elle au secours de Paris?
Pas d'armistice ! Tel fut le cri du cœur des Parisiens.