‹ Paris sous Napoleon (volume 4)Chapitre 36 sur 46 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

LES COMÉDIENS ORDINAIRES DE l'eMPEREUR

Le Théâtre-Français au nombre des institutions officielles. — II. Napoléon au Théâtre-Français. — III. Spectacles de la cour. — IV. Déplacements officiels des acleurs du Théâtre-Français : Mayence; Erfurt; Dresde.

Malgré les rebuffades des grands seigneurs et les brocards des gens de lettres, la Comédie-Française n'avait cessé de prétendre sous l'ancien régime, sinon tout à fait au rang de corps de l'État, du moins à une situation quasi officielle. Après la Révolution, le Théâtre-Français reconstitué et unifié hérita de cette ambition, que favorisaient l'atténuation du préjugé hostile aux comédiens et surtout le culte grandissant des fonctions publiques. Dans une société où les agents de l'État étaient à peu près seuls à compter pour quelque chose, les acteurs du premier théâtre de Paris devaient rêver de participer à ce prestige.

On ne les découragea point toujours en haut lieu. Lors de la signature des préliminaires de Londres, les comédiens avaient-ils tâté le terrain avant d'envoyer, sous la présidence du commissaire Mahérault, une députation aux Tuileries, pour féliciter le Premier Consul? Ce qui

Page 1