SCÈNE XI
POLYGARPE, ADHÉMAR , puis ARTHUR DE GOFFRE FORT, ensuite BAPTISTE.
ADHÉMAR, passant h droite^.
Ah çà! mais... je rêve!
POLYGARPE.
Pas le moins du monde! D'abord, mon ami, à Paris, on n'a pas le temps de rêver, puisqu'on n'a "pas le temps de dormir.
ARTHUR entrant**.
Bonjour, messieurs. (Riant.) Quelle drôle d'époque!
POLYGARPE.
Je te présente M. Arthur de Goffrefort, mon ami... Arthur, je te présente M. le comte Adhémar de Verasoy.
On se salue* ARTHUR.
Monsieur le comte, enchanté de... C'est monsieur que nous avons eu l'honneur de présenter Iner au cercle ? •
ADHÉMAR
' Précisément , et permeU oz-moi, monsieur, de vous remercier d'avoir bien voulu me servir de parrain...
'* Polycarpe, Adhémar.
** Polycarpe, Arthur, Adhémar.
A R T H U R, lui tendant la main.
II n'y a pas de quoi, mon cher, entre nous, lu siis... Allons, boni voilà que je vous tutoie...
POLYCARPE
Eh bien, pourquoi ne vous tuloieriez-vous pas ?
ARTHUR
Au fait!...
POLYCARPE, H Adhémar.
Qu'en dis-la ?
ARTHUR
Il est certain qu'entre gens du môme monle... (a Adhémar.) Tuloyons-nous, veux-tu?
ADHKMAR, riant.
Comme tu voudras.
ARTHUR
Ta main! Désormais, tout est commun entre nous. (Riant.) Quelle drôle d'époque 1...
I! passe A gauche .
ADI^MAR, bas A Polyearpe.
Pourquoi donc dit- il toujours ça?... -t
POLYCARPE
Ne fais pas attention... c'est un tic.
ADHÉMAR, riant.
Ah! c'est égal, on va vile eu basogneà Paris.
HAPTISTE, entrant.
Le chemisier el le coifj'eur de Monsieur attendent M. le comte dans sa chambre à coucher.
ADHÉMAR
Vous permettez, messieurs?
ARTHUR
Nous le le permettons... Je te tutoie toujours, tu sais.
POLYCARPE
C'est ça... va te parisiennisir,
Adhémar suivi ^e Baptiste, sort A gauche.
* Arthur, Polycarpe, Adhémar.