SCÈNE XV POLYCARPE, LE CHEVALIER, BAPTISTE
LE CHEVALIER, marchant ▼ivemont.
Unft maison montée, dos intimes, une maîtresse !... Et voilà quatre heures seulement que nous sommes arrivés! mais c'est (alourdissant !
BAPTISTE*, entrant.
Une lettre pour monsicitr le chevalier de Pont-Caôsél
LE CHEVALIER, la prenant et lisant.
Ahl du chemin de fer, sans doute... Non, une invitation de . rnonsieur.et madame Beaucornei... mais il y a erreur.
Non pas, non pas... Je vous ai présenté ce malin avant votre arrivée, pour ne pas perdre de temps. Vous venei au bal avec Adhémar.
LE CHEVALIER
Au bal, moi!...
POLYCARPE
Vous ne pouvez vous en dispenser. D'abord, n*ôles-vous pas venu à Paris pour veiller sur votre ex-pupille?
LE CHEVALIER*
Sans doulel... : •
POLYCARPE
Eh bien... alors...
LE CHEVALIER, qui commence à avoir des hallucinations.
Oui... oui... Je comprends parfaitement... seulement... permettez... allons bon! je ne sais plus ce que je voulais dire... ah! c'est qu'en vérité, tout ce que je vois, tout ce que j'onl'^nds... cette rapidité vertigineuse !...
Il passe.
POLYCARPE, traversant vivement.
Le mouvement perpétuel! la furia franccse.., maiscVr» notre vie, chevalier. Aujourd'hui... suivez-moi bien
* Le chevalier, Baptiste, Polycarpe.
** Polycarpe, le Chevalier.
Oui, allez...
POLYCARFE.
Aujourd'hui nous vivons à la vapeur, frou, frou, frou,
train express! (imitont la trompette.) Tùûûû! L^ CHEVALIER.
Train express ! frou ! frou ! frou !
POLYCARPE
Ne perdez pas un mot!
•LE CHEVALIER
Non... express... (imitant Polycarpe.) TûÛÛÙ ! POLYCARPE.
De ce temps tout s'improvise...
LE CHEVALIER
Ah!
POLYCARPE
L'amour, Tamiiié...
LE CHEVALIER
Oui.
POLYCARPE
La maîtresse aimée d'aujourd'hui est l'indifférente de demain...