SCÈNE II
Les MkMES,GLÉOPATRE, portantses livres et ses couronnes.
CL KO PAT RE*, entrant du fond.
J'ai pris vn fiacre et mo voici
JUSTINE
Quelle est celte jeune tillo ?
JOSEPH
Que d(kire Mademoiselle ?
CLÉOPATRE
Mais rien, je suis la fille do madame Beaucornet.
* Jo«epb, CléopAtre, Ju9tlw.
JOSEPH, â pnrt.
Elle est gentille, la petite.
Il sort à gauche • JUSTINE*.
Ahl vous êtes la fille de madame. Mademoiselle, je vous attendais, je suis votre femme de chambre.
GLÉOPATRE.
Tu t'appelles?
JUSTINE
Justine, mademoiselle.
GLÉOPATRE avec jf.u«.
Eh bien ! Justine, maman achève ses courses, mais elle va rentrer. — J'ai eu trois prix! Dis donc, sais-lu pourquoi maman n'est pas venue à la pension pour la distribution ?
Les apprêts de son bal, sans doute.
GLÉOPATRE.
Un bal, elle donne un bal, quand?
JUSTINE
Mais ce soir
GLÉOPATRE. ^
Je comprends... pour mon enlrdc dans le monde, quel bonheur!... mais j'y songe, il me faudra une toilette et un coiifeur
JUSTINE
Celui de madame vieûdra tout à l'heure.
GLÉOPATRE.
Oh! non, pas celui de maman un aulre... je voudrais
être coiffée comme mademoiselle... Mustenflûte , avec des petits, cheveux ici. ...
JUSTINE
J'aurai votre affaire, je connais un coiffeur très à la mode à deux pas, c'est lui qui m'a entreprise pour n^tre dernier bal.
CL ÉO PAT RE, étonnée.
Votre bal ?
* Cléopâtre, Justine.