‹ Paris ventre a terreChapitre 42 sur 74 · SCÈNE XI ADHÉMAR, POLYCARPE, puis ARTHUR · texte numérisé non relu

SCÈNE XI ADHÉMAR, POLYCARPE, puis ARTHUR

POLYCARPE, entrant tout joyeux *.

Bonne nouvelle, mon cher Adhémar! (Adhémar l'écoute,) Bonne nouvelle... pour moi. (Adhémar s'éloigne.) Je viens du Beiting... Soliman est à égalité, je gagne à l'heure qu'il est trois cent mille francs, rien que sur mon livre de paris...

ARTHUR, s'asseyent au guéridon à gauche

Quelle- drôle d'époque! Ah! messieurs, en voilà une bonne cascade. Là Mustenflûte qui est vicomtesse!...

POLYCARPE, s'asseyant à droite du guéridon.

Mustenflûte!

* Adhémar, Polycarpe.

** Adhémar .Arthur, Polycarp«.

AhTltVR, assis sUf le câhapé à gâùche

Eh bien, oui, Muslenflûte, noire ancienne clients.

ADHÉMARi

El elle esl vicomtesse pour de vrai?.*» depuis quand?

ARTHUR) tirant M montre.

Altendez! voj'onà, elle m'a^quiltd à sept heures dix, elle devait ôlrc aii chemin de fer à sept heures vingi, quarante minutes pour aller, vingt minuiespour lire l'acte et le signer. 11 est neuf heures quaranle-cinq (Remettant sa montrp). Il y ^ juste une heure vingt-cinq qu*elle est titrée...

ADHÉMAR

Ou*est-ce que tu nous chantes?

ARTHUR

Ah! c'est juste, vous ne âavei pas? Il mut vous dire que Mustenflûle avait Voulu me la faire &u fourrftge.

ADHÉMAR, Vinnt.

Tien» I comme à -moi.

ARTHUR

Quelle drôle d'époque 1 Dix mille francs.

ADHEMAR.

C'edt son chiffre I

ARTHUR

Je me récuse et lui offre en dédommagement un dîner à la Maison d'Or. Elle accepte, mais comme Yerdier était en train de droîScr notre menu, la porte s'ouvre et un homme noir appafatt. C'était un notaire^ il venait chercher MustenflAte de la part d'un monsieur qui était en trffin de trépasser d'une ndigeslion de timballe au macaroni, et qui tenait, à ce qu'il paraît, à réparer les torts qu^elle avait eus èhVérs lui, en l'épousant in extremis^ et c6 monsieur, c'était utl dnS nôtres, c'était le vicomte de Valdlndé.

POLYGARPB.

Bah!

ARTHUR, avec amertume.

Oui, messieurs! Cocotte à sept heures vingl^ vieomtesse à neuf heures quarantc-cînq... quelle drôle d'époque!

ACTK nËtîXIËME 51

POLYCARPE) afec sentiment.

Ah! quel coup do foudre; ce pauvre YaldindCf si bon, si distingué, si serviable, si...

ARTHUR

Oui, ah I celle mon va laisser un grand vide dans le monde sportique.

POLYGARPR.

Bichistique cl gastronomique.

ADHÉMAR

Que faisait-il,' ce Valdinde?

P L Y C A R P E ) det Ifermes dans la voix.

Il dtait le parrain de mademoiselle BeaUdorntft»

AtonéHÀA.

Et après ? '

ARTHVR.

Il ne faisait plus rien, il se laissait vivre, voilà tout...

POLYOARfS) chattt«»l dé t«ti.

Grêlait d^à bien gdntil dé ftft pan, puisqud pèrséand ne lui en savait gré.

On Ht.

AfillÉlitAtl.

tnfin, voyons^ à qUOl était-^il boti?

ARftttJR.

Mais à rien...

POLYCARPtt.

Au contraire. '

ADHBMAR.

Alors il a bien fait de s'en aller.

POtiYOARPE*

C'est-à-dire qu'il y a longtemps qtiMl devrait Ctfê pirli. ARfflûtt.

Il aura manqué le train. Ce qu'il y a de sûr, c'est qOê ce n'est pas une grosse perte que le monde fait là, car c^éiait un fier imbécile.

POLYGARFB.

C*élail une huître.

ARTHUR

La, son oraison est finie... Si nous parlions d'autre chose ? En voilà assez de Valdinde.

Il se lève.

POLYCARPE, se levnnfr ainsi qu*Adh<5mar.

Oui, en voilà môme trop...

ARTHUR, riant.

Quelle drôle d'époque!...

POLYCARPE

Faisons-nous un écarté?

ARTHUR

Soit, un écarté ! .

Us vont se mettre à la table de jeu au fond à gauche .

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