‹ Paris ventre a terreChapitre 53 sur 74 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

BEAUGORNET, MADAME BEAUCORNET, LE CHEVALIER*.

LE CHEVALIER, à Beaucornet.

Eh bien! voyons... qu'avez- vous fait de voire Côté?

BEAUCORNET.

Moi ! mais rien du tout !

LE CHEVALIER

Comment ! nous épousons votre tille depuis une heure et vous restez inactif !

BEAUCORNET.

Vous êtes bien sûr que je vous ai donné ma fille?..

LE CHEVALIER

Puisque je vous le dis.

MADAME BEAUCORNET.

Puisque monsieur vous le dit.

C'est extraordinaire!... je n'ai pas du tout souvenance.

: LE G HE VA LIE R, lui donnant d«s impfiinila. Tenez, voilà les lettres de faire part.

BEAUGORKtit.

Déjà?

"* Beaocdrnet, le Chevalier, .madame Beaucornet.

LE CHEVALIER

Et comme ma nièce aura peut-être un garçon j'ai écril pnr prudence à une société tontiniére pour^l'exopération du service militaire. La lettre est partie.

BEAUGORNET, à part.

Je ne sais plus du tout où j'en suis!

LE CHEVALIER

Nous allons signer le contrat lout à Theure.

MADAME BBAUCORNET.

Mais un notaire?...

LE CHEVALIER

Eh bien !... dans le bal... il n'y a pas de bal sans notaire... Il doit y €fn avoir un ici.

MADAME BEAUCORNET.

En effet... mailre Duchemin.

LE CHEVALIER

Vous voyez bien I je vais le chercher pour qu'il rédige l'acte promptemeni.

MADAME BEAUCORNET.

Inutile, il a toujours sur lui des contrais et des testaments en blanc.

LE CHEVALIER

Ça va aller tout seul, alors.

BEAUCORNET Â part.

C'est égal, il a beau dire... je ne me fouviens pas du tout'.

Page 1