SCENE IX
ARTHUR, BEAUCORNET, ADHÉM AU : puis POLY- CARPE et LE CHEVALIER.
AOUBMAII*, portant des épées.
Voilà les dpécs.
BEAUGORNET.
Monsieur... un duel chez moil... dans mes salons?
ADHÉMAR
Mais non, dans' la rue/., sous un réverbère...
C'est différent!., (par réflexion.) Mais j'y songe... si on arran^ geail l*affeire. *
ADHÉtfAR.
C'est une idée !
* Arthur,. Adhémar, Beaucoiiiet-
ARTHUR
Impossible !.. il y a eu un soufflet de donné.
BEAUGORNET.
Un soufflet?
ARTHUR
C'est môme moi qui Tai reçu.
BEAUGORNET.
Eh bien ! alors... l'honneur est satisfait...
ADHÉMAR
Ah çà! mais où sonl-ils donc?
ARTHUR
Nous les avons poussés dans le M... chacun par un côté opposé.
Ils remontent.
A D H £ M A R , avec terreur*.
Mais ils s'y chercheront !
ARTHUR
C'est juste !
ADHÉMAR
. Ils s'y rencontreront !
BEAUGORNET.
Courons, courons, messieurs I pourvu que nous arrivions à temps I
Ils se précipitent, et ouvrent la porte çlu fond. Le Chevalier et Polfcarpe
pnrnissent dans les bras l'un de l'autre.
UEAUGORNET.
Ah ! bah !
ADHEMAR.
Que vois-je?
ARTHUR
Ils s'embrassent !
LB CHEVALIER) descendant la scène étreignant toujours Pol/carpo*
Oui, je Tembrasse!.. Oui, il m'embrasse, oui, nous nous embrassons !..
ART H UR, à part.
Quelle drôle d'époque !
* Arthur, Polycarpe, le Clievalier, Adhémar, Beauconiet.