‹ Parmi les pierres, pièce en quatre actes;Chapitre 43 sur 146 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

j'ai besoin do vous coiume veilleur de nuit. Vous comprenez ?

BiEGLER, d'une voix étranglée.

Monsieur Zarncke... il faut que... je... vous remercie bien pour le verre de vin... je ne peux pas entrer à votre service... il faut que je m'en aille..

ZARNCKE, secouant la tête.

Dame, je ne peux pas vous garder de force. {Après un silence.) Et vous avez autre chose en vue ? {Biegler fait signe que non.) Et qui n'a pas de travail parmi vous autres se fait ramasser par la police... impitoyablement. Vous savez ça ? {Biegler fait signe que oui.) Eh bien, alors ? {Biegler hausse les épaules.) Finalement, l'association vous retirera sa protection, et, alors, quoi ? {Biegler hausse les épaules. Zarncke, changeant subitement de ton.) Allons, viens un peu ici, mon fiston. Viens, viens, viens. (// le fait descendre à l'avant-scène.) Tu n'as toujours pas de locataires? {Biegler secoue la tête.) Alors, assieds-toi là. (// le pousse sur

un siëge.)T\\ m'as l'air un brin abruti, mon garçon. Qu'est-ce qui te passe par la tête, je n'en veux rien savoir... ça n'a pas d'importance. Laisse-nous nous occuper de toi. {Impérieusement.) Voici ce qu'on va faire : d'abord, je vais te donner des vêtements.

BiEGLER, avec un coup d'œil sur ses habits^ joyeusement.

Oui, oui, oui.

ZARNCKE

Dis donc, tu n'as même pas de chemise?

BIEGLER, çivement, avec fierté.

Si fait, j'en ai une. {Il soulève son tricot pour la montrer.) Là! (Honteux.) Seulement... c'est un col que je n'ai pas.

ZARNCKE

Eh bien, on va te donner tout ça. Et un bon manteau, bien chaud, parce que les nuits sont encore froides. Et puis, on te fournira un sifflet et une crécelle. Quant aux horloges

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