ACTE DEUXIÈME
GŒTTLINGK
Quand jo vous dirai « trois »...
BiEGLER, pâle^ respirant péniblement.
Vous pouvez... aussi bien venir nie trouver.
GŒTTLINGK, sifflant.
J'attends.
BIEGLER, tremblant d'émotion.
Alors... tâchez de ne pas... trouver le temps long.
On rit.
GŒTTLINGK, furicUX.
Qu'est-ce qui se permet de rire, ici ?... Voulez-vous donc me servir à bourrer ma pipe, tas de... {Il ramène devant lui la gaine de son couteau.) Où voulez-vous que je vous coupe vos cors ? [Et comme Lohfnann, Sprengel et Struve se sont rarïgés devant Biegler.) Débarrassez-moi le chemin, vous autres.
LOHMANN, regardant autour de lui.
Où donc est le contremaître.
GŒTTLINGK
Pour le moment, c'est moi le contremaître. {Êcumant.) Débarrassez-moi le chemin, vous autres... ou l)ien...
RiEGLER, s'avançant.
Laissez. Je ne veux pas que personne ait des histoires ici à cause de moi.
GŒTTLiNG, Satisfait.
Ah! ah! le voilà donc, ce joli coco. (// s'assied et fume.) Il faut toujours obéir, mes enfants.
RIEGLER
Eh bien, me voilà.
GŒTTLINGK
Je le vois bien. Pour ce qui est du vieux poivrot, nous n'en parlerons plus pour aujourd'hui. Mais nous avons d'autres pois à écosser ensemble. C'est vous, hein ? qui êtes ce mal fichu de nouveau veilleur de nuit ?