ACTE DEUXIÈME H
visite, tout ce qu'il y a de beau. Eh bien, ma charmante, ma solide petite madame Homeyer...
// la prend par la taille.
MADAME HOMEYER, 86 défendant.
Il n'y aura bientôt plus moyen de venir au chantier sans être importunée.
GŒTTLINGK
Mais, ma petite, ma mignonne, vous n'étiez pas comme ça, autrefois. Ce n'est pas la première fois que je pince vos bras si dodus.
MADAME HOMEYER
Oui, mais chaque fois, vous avez reçu sur les doigts.
GŒTTLINGK
Mais, en même temps, vous souriiez d'un air si tendre. {D'un ton langoureux.) Ah ! si tendre !
MADAME HOMEYER
Vous n'avez pas honte ! {Elle se dégage.) Là-
bas, mademoiselle est sur sa porte. Elle veut vous parler.
GŒTTLINGK
Mademoiselle... à moi ?... A moi... madem... Très bien. Vous, veilleur de nuit, vous pouvez faire demi-tour. Mais faudra vous expliquer. Compris ?
LOH M ANN, IxiS.
Te fais pas de bile pour ce coco-là.
STRUVE, bas.
Et si jamais t'as besoin d'un témoin... je jure tout ce qu'on veut... les yeux fermés.
BIEGLER
Je vous remercie.
GŒTTLiNGK, se frisünt la moustache, l'air fat. Est-on assez chic pour la demoiselle ?
// çient au premier plan, à gauche. Madame Homeyer le suit des yeux, amoureusement. Un des tailleurs de pierres lui prend la