ACTE DEUXIÈME
BiEGLER, serrant les dents.
Celui-là, il ne peut pas me sentir... Eh bien, allez... j'ai des amis, moi aussi, maintenant. {Laure s'éloigne. Il étale ses cigares en éventail dans sa main gauche et se dirige vers Lohmann qui causait avec Struve et qui vient de s'en séparer.) Tu ne voudrais pas... fumer un de mes cigares ?
LOHMANN, d'un ton méprisafit.
Non.
Il lui tourne le dos.
BIEGLER reste [un moment atterré, puis il s'approche de Sprengel^ et, très craintive' ment.
Ah!... pardon... j'avais là... un cigare... pour...
SPRENGEL
Tu peux les garder, tes cigares.
// lui tourne ésalement le dos.
BiEGLER, décontenancé^ se frotte le 'front. Un désespoir violent l'envahit. Il va à Struve, plein d'angoisse et de fureur.
Tout à l'heure, tu m'as donné un cigare...
STRÜVE, refusant., mais sans rudesse.
Laisse donc, laisse donc 1 Ce n'est pas que je sois fier, parce que, maintenant... j'ai la clef du magasin... mais je ne peux pas faire bande à part... Faut bien que je fasse comme les autres.
RIEGLER
Qu'est-ce que je vous ai... donc... fait ?
STRl^^E
Dis-moi... Quel âge as-tu ?
BTEOLER
Trente-quatre.
STRUVE
Et ils t'ont déjà relâché ? D'ordinaire.