ACTE TUülSIEME 1G
cette lal)le-là, c'est celle des tailleurs de pierres. Les sculpteurs, eux, ne viennent pas après la paye. Ils sont trop grands seigneurs.
BIEGLER
En tout cas, je m'en vais tout de suite.
Il s'assied à droite.
LAU RE
Pourquoi donc n'êtes-vous pas à toucher la paye de la semaine ?
BIEGLER
On me paye... au mois.
Un silence.
LAU RE, toujours SOUS le coup de so'i émotion joyeuse.
Je ne sais pas, mais vous avez l'air tout singulier, aujourd'hui, monsieur Biegler. Vous ne parlez pas.
BIEGLER
Je ne parle jamais beaucoup.
LAU RE
Vous ne savez pas... il m'est arrivé, aujourd'hui, quelque chose de tout à fait... de tout à fait extraordinaire.
RIEGLE R
De bon? [Laure fait signe que oui.) Alors, je •vous félicite.
LAURE
Oh ! il n'y a pas à me féliciter. 11 n'y aura j'ien de changé. Mais c'a été comme une lumière qui a brillé sur moi. Et, alors, je voudrais que ça soit la même chose pour les autres. Pour vous aussi.
RiEGLER, respirant à fond.
Merci.
LAURE
Monsieur Biegler... Ah! monsieur Biegler... à quoi bon jouer à cache-cache, nous deux ? Je sais bien ce qui vous tourmente... depuis hier.