‹ Parnasse et Symbolisme (1850-190) 2e EditionChapitre 32 sur 51 · II. TRISTAN CORBIÈRE. — On peut inscrire à côté de Ver · texte numérisé non relu

II. TRISTAN CORBIÈRE. — On peut inscrire à côté de Ver

. laine un poète que d’ailleurs il révéla, en 1883, comme « poète" maudit »: Tristan Corbière (1845-1875), auteur des Amours jaunes (1873, éd. déf. 1912), qui vécut une courte existence, empoisonnée par la maladie, et s’amusa à tenter des innovation rythmiques, à écrire des « vers faux », avec des hiatus, des muettes comptées. « L'Art ne me connaît pas, affirmait-il.

Je ne connais pas l'Art. » Son œuvre renferme, à côté de tableaux de la vie des marins bretons, des pièces, pleines d’humour et de blague, où il dit son désespoir ; il fut comme une première ébauche de Jules Laforgue. Il composa plusieurs fois son épitaphe ; en voici une:

C'était à peu près un artiste, C'était un poète À peu près, . S’amusant à prendre le frais En dehors de l’humaine piste.

A consulter : R. MARTINEAU, Tristan Corbière, 1925.

III. MaArLARMÉ. — Stéphane Mallarmé est né à Paris le 18 mars 1842. À vingt ans, il fait un séjour en Angleterre, se . fait recevoir en septembre 1863 au certificat d'aptitude à l’en- seignement de l’anglais, et enseigne l’anglais dans les lycées de Tournon (1863-1866), Besançon (1867), Avignon (1868- ï

il est alors en relations avec Mistral, Aubanel, F. Coppée, Glatigny, ete. Il travaille, en 1869, à un poème : Zgilur d’Elbehnon, resté inachevé (publié en 1925). Il vient à Paris en 1871, enseigne l’anglais au lycée Condorcet, puis au lycée Jansonde-Sailly, puis au collège Rollin. A partir de 1880, son salon devient un lieu de réunion pour un petit nombre de jeunes , poètes. Il prend sa retraite au début de 1894, et meurt à Valvins, près de Paris, le 9 septembre 1898.

Mallarmé à publié plusieurs traductions de l’anglais et collaboré à un journal, La dernière mode (1874-1875), qu’il rédigeait presque en entier. Œuvres les plus importantes : L’après-midi d’un faune, avec vignettes de Manet, 1876 ; Poésies complètes, 1887 (photogravées surle manuscrit, À 40 paie) 3 Vers et prose, 1893 (choix) ; Pages, 1891 ; La musique et les lettres, 1891 ; Divagalions, 1897. On a publié en 1913, pour la première fois, ses Poésies complètes ; depuis : Un coup de dés jamais n’abolira le hasard, 1914 ; Madrigaux, 1920 ; Vers de

circonstance, 1920 ; Contes ns 1927. (Voir : A. THIBAUDET, ;

La poésie de Stéphane Mallarmé, 1919, rééd. 1927).

: IV. RIMBAUD. — Arthur Rimbaud est né le 20 octobre 1854 à Charleville ; il fait d'excellentes études au collège de sa ville natale. En 1870, pris d’un grand goût de vagabondage, il fait plusieurs fugues vers Paris ; en septembre 1871, il est accueilli

avec enthousiasme par Vérin et ses amis. De juillet 1872 à juillet 1873, il vit avec Verlaine en Belgique et à Londres ; 12 10 juillet 1873, à Bruxelles, son ami le blesse d’un coup de revolver. Rimbaud fait imprimer à Bruxelles, en 1873, Une Saison en enfer, mais ne met pas le livre en circulation. Puis il renonce à la littérature. Sa vie vagabonde l’entraîne aux Indes, en Égypte, en Arabie, en Abyssinie. Il meurt le 10 novembre 1891, à l’hôpital de Marseille.

Les Zlluminations; composées en 1871-1873, ont été publiées en 1886 ; Une Saison en enfer, réimprimée en 1892. Les Poésies complètes ont été publiées en 1895, rééditées, plus complètes, en 1922. Les Œuvres (vers et prose) ont été publiées “en 1897 et en 1923 avec des poèmes retrouvés. Lettres, 1899 (rien sur la période poétique). Un cœur sous une soutane, 1924 ; Voyage en Abyssinie et au Harrar, 1928. — (A consulter :

M. CouLon, Le problème de Rimbaud, 1923 ; J. M. CARRÉ,

La vie aventureuse de J. A. Rimbaud, 1926 ; E. DELAHAYE, Les Illuminations et Une Saison en enfer, commentaires, 1927).

1870). I collabore aux deux premiers Parnasse contemporain; — :

At

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