‹ ParnyChapitre 12 sur 38 · LE SONGE · texte numérisé non relu

LE SONGE

Corrigé par tes beaux discours, J'avais résolu d'être sage ; Et, dans un accès de courage,

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mgédiais l<'.- Amouri Et Les chimères du bel â -

La nuit vint. Un profond sommeil

Ferma mes paupières tranquilles;

Tous mes songes, purs et faciles,

Promettaient un sage réveil.

Mais quand l'Aurore impatiente,

Franchissant l'ombre de la nuit,

A la nature renaissante

Annonça le jour qui la suit,

I /Amour vint s'offrir à ma vue.

Le sourire le plus charmant

Errait sur sa bouche ingénue :

Je le reconnus aisément.

Il s'approcha de mon oreille.

« Tu dors », me dit-il doucement,

« Et tandis que ton cœur sommeille,

« L'heure s'écoule incessamment.

« Ici-bas tout se renouvelle ;

« L'homme seul vieillit sans retour ;

« Son existence n'est qu'un jour

« Suivi d'une nuit éternelle,

« .Mais encore trop long sans amour. »

A ces mots j'ouvris la paupière.

Adieu, sagesse ; adieu, projets.

Revenez, enfants de Cythère,

Je suis plus faible que jamais.

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