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Parodie des Misérables de Victor Hugo

Voici MM. Pontmercy et Gillenormand, père et aïeul de M. Marins, qui ne se voient pas à cause de leurs opinions; Marius partage la manière de ve pas voir de son aïeul.

Tenant d’un vieux savant (Mabeuf) que son père l’a laissé à son aïeul pour le faire riche, Marius laisse, en effet, son aïeul pour se faire misérable, et mange sa montre et son habit.

Mais sa manière change quand il hérite de son père du titre de baron et de ceux de Thénardier à sa 1econnaissance, et son aïeul le chasse, parce qu’il a (horreur!) des cartes de baron.

Ce repas fait, sans le sou, il refuse noblement 600 fr de sa tante ; mais accepte, sans scrupule, d’un étudiant (Courfeyrac), un vieil habit vert qu’il met le soir pour l’avoir noir.

Cela ne l’empêche pas de se faire recevoir avocat, et de l’écrire à son aïeul, qui déchire sa lettre, et profile de 1 occasion pour appeler son neveu, Théodule, imbécile !

Ponine, fille d’un voisin, lui remet une demande de secours, signée Jo ni'- elle, de la même main que quatre autres de noms divers, qu'il a trouvées la veille et qu’il lui rend en y joignant 5 fr.

Ni de devenir amoureux d’une demoiselle, accompagnée d’un vieux, qu’il surnomme Leblanc, parce qu’il est toujours en bleu.

Ponine, en pour, lui fait un autographe précieux, et lui confie qu’elle a porté aussi une supplique à un vieux qui se fait remarquer (l'incorrigible!) à Sainl- Jacques-du-IIaut-Pas, par sa charité : 11 va venir.

Marius examine, par le judas de la Providence , le gîte de Vhomme fauve en train de se rendre digne de l’intérêt du visiteur attendu.

Amené, par ses observations, à soupçonner les intentions de Jondrette, à qui Leblanc doit revenir apporter son terme, il avise Javert qui lui donne deux coups de poings et la manière de s’en servir.

Le rayon pénètre dans le bouge , avec sa fille et des effets : Marius reconnaît M. Leblanc; Jondrette. quelqu’un; le lecteur, tout le monde; Leblanc, personne! (Pourtant il a vu, jadis, certaine note de 25 fr. de la même main que la supplique.)

Dès qu'il est de retour, madame Jondrette vient prendre chez lui des chaises et s’en va sans le voir. (Il est si bien caché !)

M. Leblanc, revenu, voit entrer la bande de gueux Patron-Minette (moins Montparnasse, le chef), tandis que Jondrette lui découvre son nom, sa faillite et son besoin d’être riche.

Garotté, fouillé, il escamotedeux sous; pour lui faire écrire une lettre à sa fille qu’on désire avoir en otage, on lui délie naturellement les mains, sans songer à les lui relier.

Le fin Leblanc entrevoit alors un guet-apens; le consciencieux Marins craint de compromettre Thénardierle Sauveur, par le bruit de ses coups de poing; mais d’un des siens, Leblanc abat quatre misérables, et va s’échapper quand on le rattrape.

Convaincu d’avoir mis une fausse adresse, on le ramène à la question : Marius ne bouge toujours pas; mais, lui, qui a coupé avec ses deux sous le lien d’un de ses pieds, se lève et se grille le bras pour faire voir qu’il n’a pas peur.

Pour le coup, on le chourine! mais, pour le coup aussi, Marius est là, et... il jette adroitement, par le judas de la Providence , le précieux autographe de Ponine.

Puis, verbalisant, cet homme unique fait semblant de ne pas voir fuir Leb'anc par la fenêtre, et sauve ainsi pour la troisième fois la liberté à Valjean : Marius fuit aussi dans l’intérêt de Thénardier.

A sa vue, chacun veut décamper; Javert survient, les arrête tous d’un mot, et fait défaire le dernier lien de Leblanc,

Le lendemain, un petit Thénardier (Gavroche) demande où est son père à madame Bougon, qui lui répond, à la Force; — sa mère? — à Saint-! azare; — ses sœurs? — aux Madelonettes.

Mabeuf, misérable, perd, en la portant chez le commissaire, une bourse que sa bonne, Plutarque, disait tombée du ciel, mais que lui a jetée Gavroche qui l’a volée à Montparnasse, qui voulait la voler à Valjean, qui la lui a donnée.

Valjean, rentré dans un des trois logis nécessaires au repos de cette haute vertu, qui, tranquille au couvent, l’avait quitté à la mort de Fauvent, pansé par Cosette, pense : « Oh ! le bon mal ! »

Ponine, relâchée, découvre ce logis sur les indices d’un postillon de Patron-Minette, apparaît à Mabeuf au moment où ses fleurs ont soif et en obtient l’adresse de Marius : septième arbre , au champ de l’Alouette,

Où elle le trouve; elle le mène rue Plumet, et Marius, qui lui a promis pour sa découverte ce qu’elle voudr ait, lui donne 5 fr. empruntés à Courfeyrac pour Thén ardier; Ponine n’en veut pas.

Le lendemain, Cosette, dans son jardin, prend l’ombre d’un tuyau de poêle pour un chapeau.

Kéksékça ? — Deux mions loués "par Thénardier à Magnon (ex-bonne de Gilnormand), perdus par une espièglerie du vent et à qui Gavroche, leur frère, sans s’en douter, baille du la r ton et une piolle pour la sorgue.

Le surlendemain, elle trouve un cœur sous une pierre , et le met dans son corset. Marius lui dit : « Vous m’aimez donc? » et cette innocente, qui lui parle pour la première fois, répond : « Tais-toi, tu le sais bien ! » Il tombe sur un banc, et elle à côté de lui.

Marius, cependant, passe tous les soirs à travers la grille Plumet; Valjean n’y voit que du blanc dans le dos de Cosette, mais Ponine surprend Marius.

Faisant le Cub en argot , elle écarte son père et Patron-Minette, évadés de la Force, leur soutenant qu’il n’y a personne, malgré la lumière de Toussaint, la bonne qui étend son linge la nuit.

Marius, prévenu par Cosette, dit à son aïeul qu’il veut l’épouser; l’aïeul le rebute tant qu’il est là, et le regrette dès qu’il n’y est plus. Marius s’en va marri de ne pas l’être.

Mais voulant séparer Marius de Cosette, elle av'se Valjean, déguisé pour qu’on ne le reconnaisse pas, qu elle leconnaît et qui ne la reconnaît pas.

Cette barricade nous cache l’A-B-C, Mabeuf, Javert reconnu et garotté; Ponine, Gavroche, Marius, qui n’a plus trouvé personne rue Plumet, et voulant mourir, a acheté une flûte pour se nourrir en attendant.

Ponine sauve Marius, lui donne le billet de Cosette {je pars pour la rue de V Homme Armé, 7), et lui dit qu’elle espère qu’il va mourir, et qu’elle croit qu’elle l’aimait.

Marius, hagard, sauve une première fois la barricade, en approchant une torcha d’un baril de poudre défoncé. (La poudre, sans doute humido, ne prend pas.)

Pour sauver Gavroche, il l’envoie porter à Cosette cette réponse : « Je Vai promis de mourir si tu partais , je meurs; » puis met sur son calepin, l’adresse de son aïeul, pour que Valjean la trouve avec sa flûte quand besoin sera.

Gavroche, confiant dans Valjean, parce qu’il est nu tête, lui remet le billet destiné à Cosette.

Valjean qui alu. dans le buvard bavard de Cosette, son billet à Marius, est charmé, le brave homme, de penser que si Marius n’est pas mort, il va l’être ; et met son uniforme.

11 arrive à la barricade, à point pour le donner à un père de famille qui l’attendait pour rentrer chez lui.

Il sauve la barricade une deuxième fois, en descendant un matelas avec la carabine du chef de l’A-B-C. (Enjobras.)

Il fait sauver deux pompiers, qui espionnaient la barricade, en descendant leurs casques de la même manière, avec son fusil.

Pour récompense, sur sa demande, on lui livre Javert qu’il délivre à son tour. (C’était un prêté pour trois rendus.)

Javert s’empresse de courir sur le quai à la pouisuite de Thénardier qui disparaît dans un égoût.

Disparaissent en même temps, dans la fumée, tous ceux dont la présence pourrait gêner pour le dénouement : Yaljean lui même, emportant Marius en terre, comme autrefois Cosette en Pair.

11 reparaît dans Pégoût de Thénardier : Thénardier qu’il reconnaît, mais qui ne le reconnaît pas (chacun son tour) lui ouvre la porte moyennant 30 fr. et un pan d’habit de Marius.

Yaljean se trouve pincé par Javert qui a" tendait Thénardier.

Javert, après avoir transporté Marins chez son aïeul, ramène Yaljean chez lui et lui laisse pour la quatrième et dernière fois la liberté : Yaljean ne pouvant plus méconnaître son intention, l’estime fou (1 ingrat!)

Marius, guéri, demande Cosette à son aïeul qui la demande à Valjean qui la donne et lui donne un état civil ad hoc et 600,000 fr. de Montfermeil (vous savez?), puis, pour ne pas signer d’un faux nom des actes vicieux de forme et de fond, il a mal au bras.

Le jour de la noce, Thénardier en noce (de carnaval) rereconnaît Yaljean et en fait son profit.

Le lendemain, Valjean, pour compléter le bonheur de Marius, lui apprend qu’il est forçat évadé et lui demande, à ce titre, la permission de venir voir sa femme, ce que Marius lui accorde naturellement.

Cependant Thénardier juste, et trop discret pour | rien dire de Cosette ni de Fantine, prouve à Marius que Valjean est le sauveur de Javert, le sien que les 600,000 fr. sont à lui, etc. Aussi Marius lui en jette un peu à la face pour l’envoyer dans l’autre monde.

Mais écarté peu à peu, et apprenant qu’on n’use pas des 600,000 fr. dont on soupçonne l’origine, il allume les flambeaux de M. Bienvenu (vous savez?) et écrit l’histoire de ses geais.

Enfin Cosette et Marius courent rue de l’FIomme- Armé où Valjean, serein, lui remet les flambeaux de M. Bienvenu et l’histoire naturelle des geais et des 600,000 fr., en leur disant n, i, c’est fini.

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