‹ Paroisse de Charlesbourg [microforme]Chapitre 40 sur 57 · C. F. Cazeau, Bedard de l'Hôpital-Cré · texte numérisé non relu

C. F. Cazeau, Bedard de l'Hôpital-Cré

néral, Hilaire Bellisle et Alain vinrent à Charlesbourg en attendant l’arrivée de

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son successeur qui fuc M. Pierre Roy, alors éuré de l’Isle-aux-Grues. [1 fut nommé curé de Charlesbourg, le 3 juin, par Mer Signay, et vint prendre possession de sa nouvelle cure peu de jour apr2s sa nomination.

M. Pierre Roy, dit l'abbé Tanguay :

“né à St. Charles Rivière Boyer, le 24 août 1800, fils de Pierre Roy et de Geneviève Bilodeau, ordonné le 11 juin 1826 ; vicaire à Nt. Gervais ; 1828, missionnaire à Arichat; 1832, curé à Cacouna; 1834, de lIsle-aux-Grues ; 1837, de Charlesboure où il décèdé, le 14 juillet 1847, à âge de 47 ans”

M. Roy était un bon et saint prêtre, plein de bonne volonté et rempli aussi d'humilité, base de tontes les vertus. Son rèone a été heureux et pacifique, mais il a eu le tort de venir après M. Bedard et de remplacer un curé qu'on ne pouvait oublier. Aussi, tout en reconnaissant le mérite et les vertus de ieur nouveau curé, les paroissiens ne pouvaient pas s’empêcher d'ajouter, lorsqu'ils parlaient de lui, que ce n'était M. Bedard.

Quoiqu'il en soit, M. Roy était à peine installé à Cherlesbourg, qu'il s’occupa des travaux à faire au presbytère et à ses dé-

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pendances,ainsi qu'aux murs de cimetière, et, dans cette même année de son arrivée, il y eut quatre assemblées relativement à ces travaux et aussi au sujet d’une chapelle des morts que la paroisse décida de construire, dans une assemblée du 38 septembre de cette année.

Sous M. Roy, la question de l'admission des notables aux assemblées de fabrique, se présenta plus forte que jamais. Dans une lettre du 22 mai 1838, à Mer Signay, M. Roy se plaignit de ce que les notables persistaient à assister aux délibérations de la fabrique, depuis 14 ou 15 ans. Le même envahissement se faisait plus ou moins dans les autres paroisses et, plutôt que de laisser le flot populaire pénétrer de force dans les sacristies, Mgr Signay, crut devoir céder enfin aux sollicitations qui lui venaient de toute part et, le 25 novembre 1842, il adressa au elergé une circulaire permettant d'admettre les paroissiens propriétaires aux assemblées pour élections et reddilions de comptes. parait qu'à Charlesbourg les notables ne se contentèrent pas de cette concession et voulaient être admis à toutes les assemblées de la fabrique, sans exception. M.

Roy consulta enccre Mgr Signay, qui lui

répondit qu'il ne devait admettre les” notables aux assemblées’ que pour les’ élections des marguilliers et les redditions de comptes seulement et non pour les dépenses qui ne regardent que les marotilliers élus pour gérer les affaires.

Vint plus tard la question de la présidence des assemblées qu'en différentes paroisses on voulait ôter aux curés, auxquels l'usage primitif donnait ce droit.

Cette objection à la présidence des assemblées par le curé fut soulevée pour la premiere fois à Charlesbourg, dans une assemblée de la paroisse, convoquée le 20 août 1843, par M. Roy, pour considérer s’il ne serait pas possible de prolonger droit à l’église le chemin venant du village de Saint-Joseph, comme on le voit aujourd'hui, afin d'éviter le petit détour qu'il faisait alors au sud dans le Trait- Carré. Le Major Renaud, qui s'était constitué le tribun du peuple depuis plusieurs années et qui agissait en cette qualité, surtout depuis la mort de M.

Bedard, objecta tout d'abord que l’assemblée n'avait pas été convoquée régulièrement, parce que M. Roy n'avait pas fait mention des marguilliers dans l'annonce de convocation au prône. L'assemblée

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fut donc congédiée et remise au dimanche suivant, et cette fois elle fut convoquée de manière à satislaire les exigences des plus difficiles à contenter sous le rapport de la légalité. Mais voici bien une autre affaire : avant que la nouvelle assemblée commença à délibérer, le Major Renaud prétendit qu’elle devait être présidée par le mareuillier en charge. Comme son opinion éialt partagée par quelques autres membres de cettte assemblée, M. Roy crut prudemment devoir se retirer à son presbytère et, le pasteur n'étant plus au milieu de ses brebis, celles-ci se dispersèrent et rien ne fut fait ce jour 1à. On consulta de part et d'autre, et finalement le curé de Charlesbourg oarda l'usage &e présider Îles assemblées, et cet usage ancien deint définitivement loi pour ‘oute la province de Québec, après Île j ement de la Cour d'Appel du mois de m.rs 1860 en faveur des curés.

€ »s incidents firent perdre de vue pendant trois ans le projet sur lequel on voulait délibérer dans les deux assemblées dont on vient de parler. Mais enfin, le 10 août 1846, on adressa une requête à Mer Signay lui demandant la permission de continuer, sur le terrain de la fabrique,

le chemin venant du village de Kaint- Joseph, afin d'arriver à l’église sans détour. Il y eut une nouvelle assemblée et il fut décidé que cela se ferait, mais à la condition “ que les intéressés se chargeraient de remettre à la fabrique la même quantité de terrain du côté sud par la cession de l’ancien chemin, après en avoir obtenu l'agrément de Monseigneur l’Archevêque de Québec.” Cet agrément fut donné le 13 août et le chemin se fit moyennant l'échange de terrain convenu.

Le 15 juin 1839 avait eu lieu la visite pastorale de Mgr Signay qui fit quelques ordonnances de peu d'importance et approuva un nouveau tarif pour la paroisse.

Il fit encore une visite sous M. Roy, le 18 juin 1844, et recommanda de continuer l'usage de faire la quête de l'Enfant-Jésus.

Le 4 mars 1841 on nomma un conseil de cinq membres chargés de faire faire le retable du chœur et des chapelles ainsi que la chaire et le banc d'œuvre. L’entreprise fut donnée à M. André Paquet qui avait fait la voüte. On ne pouvait mieux faire, car c'était un excellent ouvrier et remarquable par le fini d’exécu-

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