Et respondens Rex dicetillis: Amen dico pue
31. Cum autem venerit Filius hominis in majestale suaet omnes angeli cum eo, tunc sedebit super sedem
—….venite, benedicti Patris mei: , possidete paratum vobis in
et dedistis mihi Dia. ROPReE eram et collesiaties
220 = PAROLES DE DIEU quando fecistis uni ex his fratribus meis minimis, mihi fecistis.
41. Tunc dicet et his qui a Abe rate discedite a me, maledicti, in ignem æternum qui paratus est ee et angelis ejus. ee
. Esurivi enim et non dedistis mihi manducare : à
He et non collegistis me.
43. Hospes eram et non collegistis me: nudus et non cooperuistis me; infirmus et in carcere, et non visitastis me. È |
44. Tunc respondebunt ei et ipsi dicentes: Domine, quando te vidimus esurientem, aut sitientem, aut hospitem, aut nudum, aut infirmum, aut in carcere, et non ministravimus tibi?
45. Tunc respondebitillis, dicens : AGIR amen dico vobis : Quandiu non fecistis uni de minoribus his, nec. 4 mihi fecistis. : 4
46. Et ibunt hi in supplicium æternum ; ; justi autem in vitam æternam. È
(Math. XXV, v. 51-46.)
31. Or, quand le Fils de l'Homme viendra dans sa … majesté, et tous les anges avec lui, alors il s’assiéra sur le trône de sa majesté. | Fi
32. Et toutes les nations seront rassemblées devant lui et il séparera les uns d'avec les autres, comme le ; pasteur sépare les brebis d'avec les boucs. 1
33. Et il placera les brebis à sa . droite et 198 boues $ à sa gauche. À
34. Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droites Venez, les bénis de mon Père, posséder ce royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde. …
35. Car j'ai eu faim, et vous m'avez donné à man- 8er; j'ai eu soif et vous m'avez donné à boire: J'étais sans asile, et vous m'avez recueilli.
36. J'étais nu et vous m'avez vêtu ; malade, et vous m'avez visité : en prison, et vous êtes venu à moi.
37. Alors les justes lui répondront : Seigneur, quand est-ce que nous vous avons vu ayant faim, et que NOUS Vous avons rassassié ; ayant soif, et que nous Vous avons donné à boire ?
38. Quand est-ce que nous vous 8VONS vu sans asile et que nous vous avons recueilli; ou nu, et que nous vous avons vêtu ?
89. Ou quand est-ce que nous vous avons vu malade ou en prison et que nous sommes venus à vous ?
40. Et le Roi répondra, disant : En vérité je vous le dis : chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces plus petits d’entre nos frères, c'est à moi que vous l'avez fait.
= NOUVEAU TESTAMENT me
Il y a toujours eu dans l'humanité quélque .
soupçon vague au sujet de l'étranger, et quand, au dernier jour, les fils d'Adam sv trouveront « perdus ou sauvés pour l'hospitalité donnée ou refusée, quand ils demanderont à celui qui ést. 1 terrible :
Seigneur, quand est-ce que nous vous avons 4 vu étranger ?.. | à
Ousad ils seront foudroyés par la joie ou par le J désespoir qu’apportera la réponse. ï ‘à
Ce jour-là ils entendront probablement Re 4 tir au fond d'eux-mêmes l'écho d’un cri qui” - jugerale monde après l'avoir éprouvé. 4
Tout ne sera pas étonnement dans la révélatio A. 4 trois fois épouvantable du juge qui dira: 3
J'avais faim.
parviendra à une stature ne qu'on ne .
connaissait pas, et cependant dans la révélation
dernière que ouvrira aux uns et aux autres 1 ï
ment.
Celui qui dira à la fin du monde la parole terrible. ar Dr.
Celui-là à préparé depuis le commencement du mode la parole qu'il dira à la cofisommation
des siècles. |
Homère à déjà dit à/ l'antiquité païienné:
Tous les étrangers et tous les pauÿres viennent de la part de Dieu.
Et Qüand il parlait ainsi, il ne parlait pas au ñom du Paganismie, mais 4 nom .des traditions prernières qui Voyageäient à travers le mondé,
€érrantés et altérées, étrangères elles-mêmes puisqu'elles n'étaient pas installées chez des peuples fidèles, mais Yoyageuses chez des nations qui les connaissaieht à peine.
De tout temps, l’homme a été averti par quelque chose. Dé tout temps, il s’est défié de lé trangér, comme s’il eût soupçonné en lui quelque chose de divin.
Saint Paul parle des anges qui se cachent, et recommande de ne pas repousser l'étranger. On dirait que les paroles qui conseillent l'hospitalité portent le sceau d’une certaine prudence divine. Elles contiennent un certain — Prenez garde — tout particulier. Ce n’est pas une Joi comme une
autre que la loi de l'hospitalité, c'est une loi qui a l’air de dire: |
. Défiez-vous des apparences. Entre Vous, vous croyez Vous Connaître, et déjà vous ne vous connaissez pas. Mais défiez-vous de l'étranger : on ne sait jamais bien, près de lui, à qui l’on a affaire.
L'Orient est le pays de l hospilaiee parce qu vil est le berceau du monde, et que l'écho des traditions premières y: retentit plus sonore. Les vibrations de l’air y sont plus vivantes pour parler ce l'hospitalité. L’hospitalité orientale ne partage pas le logis: elle le cède. Le propriétaire l’abandonne et le laisse à son hôte.
Le respect de l'hôte et son inviolabHité à sont un des plus grands dogmes de l'honneur humain. 1 y a une promesse solennelle, explicite ou implicite de respecter et de protéger l'étranger.
Les pays de lumière et les pays de montagnes semblent être d’une ie spéciale les gardiens de cette tradition.
En Occident, dans nos plaines, dans nos platitudes et dans nos froideurs, les échos s’éteignent et les vibrations de l’air s'entendent à peine.
Chez les Arabes, l’hospitalité est encore dans toute sa gloire, parce que les Arabes sont les hommes du soir, et le soir comme le matin est l'heure du souvenir. L’oubli habite le milieu du jour. Le démon du milieu du Jour est un démon d’oubli. | ;
L'étranger et le pauvre, rapprochés dans les vers d'Homèére, sont rapprochés dans la réalité d: ; choses. Partout et toujours, ils sont les envoyés : du Seigneur, et dans l'Écriture leurs noms sont . continuellement accolés.
Le nom du pauvre ne quitte pas le nom de Dieu. . J'oserais dire, en restituant aux mots leur signification, qu'il ne le quitte pas plus que son ombre,»
À chaque instant, dans l’ancien monde, on
entend une voix qui vient du Nord ou du Midi, ou de l'Orient ou de l'Occident, et qui recommande l'hospitalité. Ce n’est pas seulement un conseil de morale, c’est quelque chose de plus singulier, ce n’est pas seulement comme une vertu que les voix recommandent l'hospitalité, c'est comme un mystère. On dirait que celui qui jugera le monde d’après ces paroles'si terribles que leur simplicité rend mille fois plus terribles encore.
J'étais étranger, j'avais faim, j'avais soif, etc. ete. On dirait que celui qui jugera ainsi le monde avec ces paroles familières, n’a pas voulu le prendre en traître, mais lui a donné quelque soupçon de ce qui devait un jour lui arriver.
L’antiquité grecque a chanté Homère, et l’hospitalité est l’idée fixe de ce poète étrange dont la personnalité s’est noyée dans son œuvre.
L'antiquité sacrée avait l'exemple de Loth et d'Abraham. Loth, assis devant sa porte, attendait les étrangers, et l’histoire nous dit jusqu'où il
poussa envers eux le respect.
__ Abraham était assis devant sa tente, à la grande chaleur du jour, quand il vit venir les voyageurs. , C'était dans la vallée de Mambré.
Pour Abraham, c'était au milieu du jour, pour Loth, c'était le soir. Pour tous les deux, c'était l'heure du repos, car l'étranger qui a besoin de * tout, a surtout besoin de repos. Il a besoin du
. pain cuit sous la cendre qu'Ahraham va recome : 15
mander à Sara de préparer. Il a Désbi di. veau tendre qu'Abraham va recommander au serviteur de cuire. Mais il a surtout besoin de repos.
De repos! Et peut-être le sabbat de Dién à apparaît-il dans le lointain. Peut-être celui qui donne à l'étranger le repos, donne à Dieu un sabbat.
Celui qui a fait le monde et qui dans le monde est étranger demande le septième jour. Peutêtre l'écho de cette parole retentit tout bas quand l'étranger d'une voix tremblante demande Île repos et le sommeil. Les tonnerres sont muets, les éclairs ne brillent pas, mais ils sont quelque part en réserve, et le jour où le juge découvri ira la face de l'étranger, on verra peut-être que sa parole embarrassée et timide était l'écho du Sinaï.
Dieu est celui qui n’a pas besoin, et tel est le. sens du mot hébreu: Saddaï. |
Le pauvre et l'étranger est celui qui a besoin. Je mets le verbe au singulier, car le pauvre et l'étranger, c'est une seule et même chose.
Le riche n’est jamais étranger, ©
Dieu, qui n’a pas besoin, apparaît au jugement dernier comme présent dans celui qui a eu besoin.
De là les grandes surprises: de Fà les étonnements incommensurables; mais au fond de ces étonnements, les étonnés reconnaîtront la voix la plus profonde et la plus oubliée, la plus intime» et la plus désolée, la voix la plus sacrée de leur esprit et de leur cœur, et cette voix leur rappel"
em
we © NOUVEAU TESTAMENT |.
léra dans son langage sans parole qu'elle Les avait
avertis.
Les étonnés pourront bien dire:
Seigneur, quand est-cé que Je vous äi vu
étranger...
Mäis ils ne pourront pas parler ainsi sans trouble, ils né pourront pas sé rassurer par leur question, car leur conscience réveillée leur monirera ce qu'elle Bardait au fond de son sommeil.
Ces paroles définitives, qui fixeront le sort éternel dés homes, me paraissent plus redoutables
dans leur familiarité, que si elles affectaient de
se montrer terribles.
Donnez à uñ hommi lé soin de les imaginer, chargéz un home, qui ñe les connaïîtrait päs, dé devinér par quelles paroles sera jugé le genre humäin.. Il cherchera des paroles plus retentissäntes, plus extérieurement sôlennelles. Il essaÿéra de mettre lé tonnerre et les éclairs dans Sa voix. Il S’exaltera dans le sentiment de la
Püissance. Il voudra révétir la majésté du juge.
Il craindra de descendre à cértains détails. Il
regardera les choses de loin. Il essaÿera de parler
en Dieu. :
Voiti, au contraire, que Jésus-Christ inspecte
avec un souvenir profond les détails de la misère,
Il connaît la soif. S'il est étranger quelque part sur la terre, ce n’est pas là où elle ét.
Et avec un regard prodigieusément humain, avec un regard profond qui est un souvenir, il dit des choses si familières qu’elles ressemblent
à la conversation des hommes, quand ils parlent entre eux, dans la liberté, sans être entendus des voisins.
J'avais faim, j'avais soif, j'étais étranger
Et les Colonnes des Cieux tremblent..….
Les Colonnes des Cieux tremblent, et ce qui va s’ouvrir pour les uns et pour les autres, ce sont les portes de l’éternelle Éternité. Rae
Et l'œil n’a pas vu, et l'oreille n’a pas entendu, et le cœur n’a pas soupçonné...
Jetez la sonde au fond de l’homme. Penchez- . vous sur l’abîme et restez 1... Écoutez si lasonde rencontre le fond; vous n’entendez aucun bruit. Mesurez la joie et le désespoir dont le cœur de l'homme est capable: Comptez les aptitudes connues et inconnues de joie et de désespoir. Évaluez les capacités. C’est impossible absolument. 4
Tâchez, s’il vous plaît maintenant, de demander à ce mot: — l'Éternité, — ce qu'il signifie
Voulez-vous compter les siècles de sa durée?
Regardez un I, c’est un siècle. Puis imaginez une série de zéros: qui essayera, en multipliant les siècles, de les compter? 1
La série de zéros traverse l’espace; elle traverse 1 l'immensité. Elle s’'emporte comme un cheval au 4 galop. Elle s’envole comme un aigle.
Voici les étoiles dont la lumière, après 6000 ans, ne nous est pas encore parvenue, à cause de la : distance, et la série de zéros remplit cette dis- î tance, etles milliards de milliards de siècles per- w dent leur nom dans l’abime, comme des noyés »
dans l'Océan, et toutes les mesures sont mortes,
et — l'Éternité — n’a pas encore dit la première
syllabe de son nom.
Toujours!
Jamais!
J'avais faim... J'avais soif... J'étais étranger.
Oui, les mots sont simples, mais les Colonnes des Cieux tremblent. :
2. Et exeunti ei de navi statim occurrit de monumentis homo in spiritu immundo.
3. Qui domicilium habebat in monumentis, di neque (à calenis jam quisquam poterat eum ligare.
4. Quoniam sæpè compedibus et catenis vinctus dirupisset catenas, et compedes comminuisset, et nemo poterat eum domare.
5. Et semper die ac nocte in monumentis et in montibus erat, clamans el concidens se lapidibus.
6, Videns autem Jesum a longe, cucurrit et adoravit eum.
7. Et ane voce magnà, dixit : quid mihi et tibi, Jesu, Fili Dei Altissimi ? adjuro te per Deum: ne me torqueas ?